Suivi des activités des leaders et appui technique

Le  Projet PLUVIF qui œuvre pour la  lutte contre les violences faites aux femmes et aux jeunes filles connait déjà des avancées remarquables dans son programme du centre d’écoute et orientation exécuté à Giheta en province de Gitega. L’Association DUSHIREHAMWE en collaboration avec CECI a effectué un suivi des activités et appui technique des leaders des différentes associations de la Commune Giheta. Sur les trois collines Gisuru, Korane et Bihororo, ces leaders ainsi que les participants ont reconnu qu’il existe des violences basées sur le genre. 185 participants dont 163femmes et 21 hommes ont participé dans cette activité. Dans plusieurs témoignages, ils ont insisté sur les causes de ces violences que la plupart des cas sont dus :

  • A l’ivresse des hommes et des femmes elles-mêmes,
  • Aux femmes qui n’osent pas exposer ce qu’elles traversent,
  • Au fait de marier les filles par force,
  • Au fait de chasser les veuves dans leurs ménages

Après la mise en lace d’un centre d’écoute et orientation par l’ Association DUSHIREHAMWE exécutant du projet PLUVIF dans la même localité, les indicateurs de changement de situation commencent à se manifester.Les filles et les femmes sont actuellement conscientes de la nécessité de dénoncer leurs cas de viols.Aussi grâce à ce centre d’écoute, les victimes bénéficient des orientations, des assistances médicales, psychosociales, alimentaire, juridique et psychologique ce qui participent à la diminution des conséquences  néfastes causées  par ces actes ignobles.

Ils ont également témoigné comment ils aident aux filles et aux femmes à avouer les violences qu’elles ont subi.

Sur la colline Korane, les leaders ont également avoué que ces violences y existent de différentes façons. Chasser les jeunes filles qui tombent enceinte chez elle, traumatismes des hommes sur leurs femmes et autres.

Enfin sur la colline Bihororo les leaders ont également dit que les violences existent et que ça ne cesse pas à cause de la corruption et de l’impunité. Il y a également de la polygamie.

Les participants de ces trois collines ont dégagé des recommandations:

  • Faire les dialogues entre les associations pour lutter contre les violences basées sur le genre
  • Promouvoir l’éducation des filles
  • Laisser les femmes aller dans des associations pour partager avec les autres leurs connaissances avec les autres et inciter les hommes eux aussi à aller dans les associations

A l’Association DUSHIREHAMWE:

  • Le renforcement des capacités des femmes pour éveiller leurs consciences sur leurs droits.

 

Dans une conférence publique animée par un des leaders l’Abbé SINZOBAHAMVYA J.Bosco, il s’est basé sur les principaux mots de violences qui sont : le genre, le sexe qu’il faut savoir les différencier. Le genre c’est ce que la société nous attribue dont la nature sociale alors que le sexe c’est biologique donc la nature biologiques. Les violences datent de longtemps du fait que la société distingue toujours la fille du garçon. De cela, la fille est alors sous-estimé qu’elle ne sera jamais égale au garçon.

Ce qui a favorisé ces violences ce sont nos mœurs qui nous ont informés que les garçons seront toujours supérieurs aux filles, les attitudes et les conséquences dues aux attitudes et à la culture.

On illustre ça avec un schéma :

 

Conséquence

 

Attitude                                                 Culture

Dans l’interview, il a expliqué en disant pour lutter contre ces violences il faut d’abord se concentrer sur la base pour rééduquer les gens à lutter contre ces violences basées sur le genre.

Q: En tant que homme d’église comment vous procédez pour éduquer les gens à lutter contre les violences ?

Rép: En tant que homme d’église, défendre les droits de l’homme est facile parce que ça fait partie de notre mission. Ne pas respecter les droits de l’homme le dévalorise, et la fille faisant partie des créatures aimée de Dieu, a droit au respect de ses droits. Les procédures qu’on utilise habituellement sont entre autres les enseignements lors des messes, dans les mouvements d’action catholiques. On donne aussi les enseignements aux mariés et aux fiancés qui vont compléter ceux donnés par le projet PLUVIF via l’Association DUSHIREHAMWE.

Q: Y a-t-il des indicateurs de changement que vous voyez dans la société ?

Rép: Les indicateurs de changement ne manquent pas, les personnes surtout les filles et les femmes prennent conscience de la nécessité d’exposer leurs cas et peuvent être orientées vers le centre d’écoute de Giheta ou vers des tribunaux pour des procès.

Q: Quelles sont les différents obstacles que vous rencontrez dans vos activités ?

Rép: Les obstacles que nous rencontrons sont liés à l’impunité et à la corruption des officiers de la sécurité publique.

Q:Quelles sont vos recommandations ?

Rép:

  • A l’Association DUSHIREHAMWE, de faire un suivi des leaders communautaires.
  • A l’administration de bien appliquer la loi pour sanctionner les auteurs des violences.

 

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