Les femmes éléments incontournables de la justice transitionnelle

Vu l’importance des femmes leaders dans la communauté, l’Association Dushirehamwe avec l’appui de Impunity Watch a organisé un atelier de renforcement de capacités et de formations des femmes monitrices et médiatrices en date du 31 juillet au 3 Août 2017 dans les enceintes du Martha Hôtel.

Les femmes et les filles du Burundi ont été et restent au centre de la crise politico-sécuritaire que traverse le pays, en tant que victimes mais aussi en tant qu’activistes et pacificatrices. La Participation, l’implication des femmes  à la prise de décisions, la pacification en vue de créer des communautés ouvertes à tous et  les approches formelles et informelles de justice transitionnelle et ses initiatives au niveau local  étaient les différentes thématiques de la formation.

Qu’est-ce que la justice transitionnelle ?

Elle est devenue une composante essentielle des efforts (tant nationaux qu’internationaux) visant à renforcer l’état de droit après les conflits, fait partie intégrante du processus de consolidation de la paix dans les pays se relevant d’un conflit. Qui dit Etat de droit et consolidation de la paix…dit nécessairement société égalitaire/primauté du droit et de l’équité. La justice transitionnelle a quatre principaux piliers à savoir le droit à la vérité, le droit à la justice, le droit à la réparation, et le droit de garantie à la non-répétition des violences.

La vérité est au centre. Elle est le pilier le plus important de ce processus si on veut bâtir un projet de société viable, fiable et prospère. La question de genre doit être intégrée dans le processus  de la Commission Vérité parce que ce sont les femmes qui ont été les plus victimes des conflits.  En incorporant la dimension « Genre » dans les commissions de vérité, c’est donner  l’opportunité aux femmes de parler de leurs expériences. L’expérience des femmes est la réponse des commissions de vérité dans ce sens que les femmes vont parler des maux vécues dans la période de conflits tels que : tueries, disparitions, tortures, blessures physiques, violence sexuelle, recrutement forcé, réduction de liberté productive, exclusion politique, etc.….Sans oublier les maux endurées dans la période post-conflit entre autres souffrances économiques et vulnérabilité, dégradation de la santé, déplacement et perte de terre, mais aussi culture d’impunité, dénie de réparation. Les femmes doivent se donner des opportunités de participation et inciter aussi les hommes à leur en donner davantage.

Participation clé de la pérennisation

La participation se définit comme la volonté des hommes et des femmes d’accroître leurs pouvoirs et leurs moyens de contrôle par rapport aux ressources et aux structures et organisations.  Elle permet d’ouvrir des espaces de réflexion sur ce dont les femmes ont besoin, comment atteindre leurs objectifs. L’accès, le contrôle, et le pouvoir sont trois mots clés afférents à la participation.

Vue des participants dans la formation

Vue des participants dans la formation

Garantir la participation des femmes dans tous les aspects de la consolidation de la paix est la solution pour que la  justice et réparations soient faites au regard des violations des droits des femmes subies pendant les conflits.

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