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Lutte contre les violences sexuelles

Therese

Dans la commune de Giheta, le projet PLUVIF  a contribué  a la lutte contre les violences sexuelles  à l’égard des filles et des jeunes femmes

en partenariat avec le Ministère du Genre, le ministère  de la Sécurité publique (police), du ministère de la justice (tribunaux et parquets) et le ministère de la santé publique et la lutte contre le VIH/SIDA au niveau national ainsi que la CIRGL et la COCAFEM au niveau régional. Ce projet s’étend de 2012 à 2017 avec le soutien de CECI.

Ce projet visait les objectifs suivants :

– Soutenir les actions de la COCAFEM/GL en matière de dialogue sur les politiques de documentation et communication des situations de violences faites aux filles et jeunes femmes de la région des grands lacs

– Appuyer les actions de soutien aux victimes menées dans les zones ciblées par des organisations membres de la COCAFEM/GL et en synergie avec d’autres intervenants dans ces zones , améliorer et renforcer les services offerts

– Sensibiliser les leaders communautaires hommes et femmes plus particulièrement les hommes pour changer les attitudes et comportement s à l’égard des victimes  afin de créer un environnement plus fructueux des droits des femmes

L’interview

Donatille

Madame Donathile  NSINDABAHAGA, Vice-résidente de l’association Dushirehamwe(photo)
Journaliste :  Par rapport au projet de renforcement du leadership féminin et la prévention des conflits électoraux qu’est que vous visez ?
Donathile :  nous voulons que tout ce monde qui s’est présenté dans cette conférence publique, soit conscient que les conflits peuvent créer des troubles et  empêcher la bonne marche des élections, l’association Dushirehamwe en synergie avec l’association des jeunes filles et  SOFEPA, nous nous sommes mis ensemble pour essayer d’échanger sur la situation qui prévaut dans notre milieu. C’est faire un cri d’arme pour que tout le monde soit éveillé  et d’essayer de lutter contre ces problèmes qui sont entrain de surgir.
Journaliste : est ce qu’il y avait une problématique qui vous a inspiré pour vous lancer dans ce projet ?
Donathile : Nous entendu des rumeurs puisque nous n’avons fait des enquêtes approfondies, mais tout cela crée la peur, pour cela,  la femme doit crier gare pour que cela n doit pas surgir.
Journaliste : Pourquoi la femme ?
Donathile : Nous avons l’expérience, avec les crises qui ont secoué notre pays, nous avons vu que c’est la femme qui a beaucoup souffert, c’est elle qui coulait et fuyait avec des enfants au dos, alors que elle ne savait pas le motif, elle a eu la faim, elle a connu des violences, bref c’est la femme qui subissait plus que l’homme.
Journaliste : êtes vous optimiste que le projet donnera de bons résultats ?
Donathile : j’ai l’espoir  parce que au cours des activités l’administration était là, les membres des partis politiques, le corps de la police, les jeunes, à voir leur réactions au moment des échanges nous avons un grand espoir.

 

4 ans de mise en oeuvre du Projet PLUVIF •

Bwoyero

4 ans de mise en œuvre du projet de lutte contre les Violences faites aux femmes et aux jeunes filles, des résultats font écho. Goreth BWOYERO, Animatrice Psychosociale dans le  Projet PLUVIF  à Giheta rassure…  

Le  Projet PLUVIF qui œuvre pour la  lutte Contre les violences faites aux femmes et aux jeunes filles connait déjà des avancées remarquables dans son programme du Centre d’écoute et Orientation exécuté à Giheta en province de Gitega,
Selon Goreth BWOYERO ( photo), APS du Centre d’écoute et Orientation  de Giheta, les APS ont d’abord fait l’identification des cas de violences qui sont commises dans la commune de Giheta, ensuite elles ont effectué une sensibilisation aux administratifs, et enfin elles ont opéré le choix des partenaires locaux en l’occurrence le Tribunal de Résidence, les centres de santé, le poste de police,  l’administration et d’autres associations œuvrant dans le domaine de lutte contre les violences faites aux femmes. Les réalisations qui ont été faites dans ce projet sont : la mise en place un centre d’écoute qui a deux animatrices psychosociales en son sein, qui s’occupent de l’accueil, de l’écoute, du Councelling, du remplissage des fiches individuelles, et enfin de l’enregistrement dans la fiche-registre.
Les types des cas de violences qui sont traités au centre sont : cas de viol, les violences sexuelles, les violences psychosociales qui sont les violences domestiques et les violences économiques, les violences physiques.
Les cas qui sont fréquents sont : des cas qui nécessitent l’accompagnement au niveau de la police et du Tribunal de Résidence. Il y a aussi d’autres qui sont référés à nos centres partenaires à savoir : le centre Humura, la Croix Rouge, la Fondation Terre des hommes, et au CDFC.
Certaines victimes des violences sont référées au Centre de Santé et aux centres médicaux spécialisés. Pour tous ces cas que nous référons, le centre prend en charge dans le paiement frais de déplacement et les frais des soins, a-t-elle ajouté.  A côté de cela, nous assurons l’hébergement et la restauration de ces victimes. Nous vous informons que pour des cas des hommes qui commettent des violences physiques sur  leurs épouses, les animatrices du centre font recours à la médiation.  En ce moment, certains hommes commencent à changer leurs comportements.
Nous organisons des ateliers d’échanges pour les couples, des couples modèles témoignent leur mode de vie, et les autres en tire leçon.
D’autres cas de violences que nous avons traité, ce sont les violences liées aux conflits fonciers, cela arrive surtout aux filles mères, les filles qui n’ont pas eu la chance de se marier, et les veuves  qui ont  des conflits avec leurs beaux frères.

Les chefs à la base saluent les réalisations du Projet Pluvif dans les communautés, Selon Pascal HATUNGIMANA (photo), chef adjoint de la Colline Ruhanza, ce projet est venu à point nommé car les femmes ayant été victimes des violences, sont assistées, elles ont été sensibilisées, aujourd’hui si une femme subisse une violence, elle sait à qui s’adresser. A titre d’exemple, dans le secteur kiyaya, il y a une femme qui a subit des violences physiques, elle a été assistée par le centre, aujourd’hui elle est en bonne santé.
Signalons qu’il existe des cas des hommes fréquente le centre pour demande des conseils quand ils ont des problèmes avec leurs épouses.

Témoignages des bénéficiaires de l’assistance du Centre de Giheta.

La première victime, BANYIYEZAKO Ménedore, 42 ans, Mère de six enfants, elle habite la colline Ruhanza ( photo). C’et  est une femme battue. Elle a témoigné qu’elle  subi au quotidien des violences physiques de son mari. Aujourd’hui le centre est entrain d’organiser la médiation entre la victime et son mari.

La deuxième victime, NTAKARUTIMANA Bernadette, d’une âgée de trente ans, mariée depuis deux ans, n’a pas d’enfant, suite à une maladie «  de ne pas voir ses règles » son mari l’a chassé. Elle a été accueillie le centre. Après son séjour au centre, elle a trouvé son mari avec une concubine, l’intervention du centre   l’aide à rentrer à dans son droit d’accès a une partie de la propriété. Une parcelle lui a été attribuée.

D’une manière brève, des chiffres des cas des victimes ayant bénéficiées une assistance du centre de Giheta, depuis le mois de janvier jusqu’au mois de mars 2014 sont : des victimes du viol : 9 personnes ; des victimes des violences sexuelles : 9 personnes, des victimes  des violences  psychologiques : 29 personnes et enfin les victimes des violences physiques : 20 personnes.