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La dotation d’un nouvel émetteur à la radio ijwi ry’umukenyezi par l’IPGL

Cyprien

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet SOMA, « Société civile et médias pour l’amélioration de la participation féminine aux actions de développement », développé par l’Institut Panos Grands Lacs (IPGL) en lien avec l’Association Dushirehamwe (DH) avec l’appui financier de l’Union Européenne via le Projet OSCAR, Organisations de la Société civile Appuyées et Renforcées, le Directeur Exécutif de l’IPGL, Cyprien Ndikumana, a procédé, le mercredi 27 aout 2014, à la remise officielle d’un émetteur de 500 watts à RIU, la radio communautaire Ijwi ry’umukenyezi (en français : La voix de la femme) de Giheta, représentée par sa directrice Isabelle Rusuku.

La cérémonie de remise officielle de ce précieux matériel s’est déroulée à Giheta, dans l’enceinte même de RIU, la radio communautaire Ijwi ry’umukenyezi. Témoins de l’événement : plusieurs invités parmi lesquels le Conseiller Innocent Nkurunziza, représentant le  Gouverneur de la province de Gitega empêché ; la Représentante légale de l’Association Dushirehamwe, Mme Thérèse Ndoricimpa ; le Chef de la Coopération de l’Ambassade d’Allemagne au Burundi, M. Achim Johannsen ; la Coordinatrice régionale Afrique centrale de la Deutsche Welle Akademie, Mme Carine Debrabandère accompagnée de deux formatrices, Sandra Van EDIG de DW Akademie et Anne Niyuhire d’IREINE ; le secrétaire communal Noël Niyonkuru représentant l’Administrateur de la Commune de Giheta ; des représentants des églises et des associations de la société civile ainsi que plusieurs membres des clubs d’écoute communautaire de la seule radiodiffusion sonore burundaise implantée dans la province de Gitega, distante de l’emprise des lobbies politiques, à savoir : « La voix de la femme ».

Dans son adresse, M. Cyprien Ndikumana, Directeur Exécutif de l’IPGL, a indiqué que son organisation, à travers le projet SOMA qui « vise à appuyer la restructuration de la radio La voix de la femme afin qu’elle relaie une information locale basée sur les besoins concrets de son auditoire et soutienne la production de messages de sensibilisation encourageant la participation des femmes au processus électoral et les candidatures féminines pendant les prochaines élections », vient pratiquement désenclaver la station « La Voix de la femme ».

Grâce à l’acquisition d’un émetteur pimpant et puissant (500 watts) et avec l’appui inestimable des bénévoles motivés et équipés en outils de communication et d’information, la radio communautaire Ijwi ry’umukenyezi sera désormais captée un peu plus loin et permettra bien évidemment à l’organisation Dushirehamwe et à la communauté bénéficiaire d’être actives tant dans le développement endogène que dans la promotion positive des droits de la femme », a précisé le Directeur Exécutif de l’IPGL.

En effet, avec ce nouvel émetteur de 500 watts, RIU sera capable d’émettre de Giheta sur 104.1 FM, sur un rayon de ± 15 km à vol d’oiseau, et d’arroser quelque 9 provinces du pays : Mwaro, Muramvya, Karusi, Ruyigi, Rutana, Kayanza, Ngozi, Bururi et Gitega. Toutefois, le rapport d’écoute des auditeurs glané après l’installation effective du nouvel émetteur permettra d’élaborer une cartographie définitive, plus fiable, pour une radio rurale qui émet dans une région montagneuse émaillée de collines.

Il sied de signaler, par ailleurs, que la cérémonie de remise officielle de l’émetteur à RIU, a coïncidé avec le coup d’envoi officiel du Projet d’appui aux médias burundais développé par la Deutsche Welle Akademie ; projet au travers duquel « La Voix de la femme » bénéficie d’une importante assistance dans le domaine du renforcement de ses capacités journalistiques, techniques et organisationnelles, à travers des formations in situ.

On le voit, tout est mis en branle, rangé en ordre utile, aussi bien pour le développement harmonieux du projet SOMA, que pour la matérialisation de l’appui provenant des autres bailleurs de fonds et opérateurs du secteur médiatique.

Tout porte donc à croire que le programme de renforcement de capacités de l’Association féminine Dushirehamwe (en français : être ensemble) et de son outil de communication de masse par excellence, la radio associative et Communautaire Ijwi ry’umukenyezi, est une irréductible réalité vivante. Il présage d’ores et déjà, sur les plans de la communication et de la promotion des droits de la femme, un lendemain radieux pour la femme burundaise en général et rurale en particulier dont la voix sera assurément portée haut.

2014

 

Coup d’envoi du projet d’appui aux medias burundais

representante

Ce mercredi le 27/08/2014 à la Radio Ijwi ry’Umukenyezi, la Deutschewelle Akademie a  donné un coup d’envoi du projet d’appui aux medias burundais, en présence de Monsieur Achim Johannsen représentant de la coopération allemande au Burundi;le conseiller économique du gouverneur de la province de Gitega et de  Madame NDORICIMPA Thérèse la Représentante légale de l Association Dushirehamwe. Ce projet est appuyé par Deutschewelle Akademie représentée par Carine Debrabandère Coordinatrice régionale de l’Afrique centrale .Ce projet se base sur quatre axes dont le renforcement des capacités journalistiques et techniques; accompagnement managérial et structurel, journalisme sensible au conflit et le marketing.

L’allocution de bienvenue a été prononcée par la représentante de l’ Association   Dushirehamwe  Madame NDORICIMPA Thérèse .Elle en a profité pour adresser ses sincères remerciements à la Deutschewelle Akademie par son accompagnement journalistique et technique dont la Radio sera bénéficiaire

Achim Johannsen le représentant de la coopération Allemande au Burundi dans son discours, a apprécié les activités de la Radio ijwi ry’Umukenyezi.Selon lui, la Radio ijwi ry’umukenyezi est un véritable espace de la promotion de la liberté d’expression et de la presse surtout chez les femmes. Celles-ci ont ‘opportunité de s’exprimer maintenant sur de sujets importants.

Quant à Carine Debrabandère la coopération entre l Deutschewelle Akademie et la Radio ijwi    ry’Umukenyezi s’inscrit dans la droite ligne de l’autonomisation de la femme avec une attention particulière sur la lutte contre les violences basées sur le genre.

 

Lancement officiel du projet SOMA

ministre

A Giheta, le 30 juillet 2014, un lancement officiel du projet  SOMA (société civil et Médias pour l’amélioration de la participation féminine aux actions de développement 2014-2015) a eu lieu avec la participation de l’Institut Panos Grands Lacs (IPGL), en partenariat avec l’Association Dushirehamwe .Cette cérémonie a été rehaussée par la présence du Ministre des Télécommunications, de l’information, de la communication et des Relations avec le parlement  ainsi que les autres invités d’honneur .Ce  lancement a eu lieu à Giheta en Province Gitega, à la radio Ijwi ry’ Umukenyezi.

Le projet vise à la contribution pour la promotion de l’égalité entre les hommes et les femmes de la même commune et ses environs afin de leur permettre à participer à la vie démocratique  de leur pays et dans les élections  de 2015.

Dans son discours le représentant de cet Institut s’est engagé à soutenir ce projet en donnant du matériel à la radio Ijwi ry’umukenyezi surtout un autre émetteur  afin qu’elle puisse avoir un grand nombre possible d’auditeurs.

Pour le ministre Tharcisse Nkezabahizi a salué l’initiative car c’est le complément de la mise en œuvre de la politique de la communication  qui vise les réformes pour les medias de proximités et promotion de l’égalité femme-homme.Il a indiqué que ce projet permet à la radio de passer au stade de l’actualité en faveur du journalisme de développement.

Dans cet événement, les femmes de la commune Giheta avaient répondu massivement ainsi que les membres de cette même association.

 

Radio Ijwi ry’umukenyezi

kagoma

La Radio communautaire Ijwi ry’Umukenyezi 104.1 FM est l’un des projets de l’Association Dushirehamwe initié dans le cadre du Programme Plaidoyer et Rapprochement Communaitaire. Elle est le fruit d’une coopérartion active entre UNESCO et Dushirehamwe. Ses différentes activités bénéficient également du soutien de ses partenaires tradistionnels à savoir : ICCO, ONUFEMMES, TROCAIRE, CARE, INTERNATIONAL ALERT, OXFAM INTERMON,CORDAID,FDHM,OSCAR et Institut Panos Grand Lac.

Vision : Agir localement, transformer globalement.

Mission: Contribuer à l’émergence d’une communauté forte et engagée pour son auto-développement

Objectif général : Contribuer à la transformation des relations hommes/femmes par les nouvelles technologies d’information, de communication et d’éducation pour le développement. Objectifs spécifique : Améliorer la connaissance des hommes et des femmes sur les droits humains en général et ceux des femmes en particuleir Promouvoir la participation des femmes aux nouvelles technologies d’information et de communication. Favoriser les principes du dialogue social dans la résolution des problèmes de la communauté.

 

Une année de bilan très positif quant au processus CSLPII

jose

Le CSLPII contrairement au CSLPI marque des avancées en matière d’égalité des genres et intègre les priorités de la paix sur lesquelles les femmes avaient exprimé des attentes lors de l’élaboration de ce dernier.

Selon Joséphine NTAHOMVUKIYE, Représentante Légale de l’association DUSHIREHAMWE, le CSLPII tient particulièrement compte de 18 priorités présentées par les femmes et les différents engagements et orientations du gouvernement soulignent la nécessité de bannir les inégalités liées à la culture et au non accès équitable aux facteurs de production notamment :

– …« en créant des conditions favorables à un meilleur accès aux ressources et à un meilleur contrôle de ces ressources, à une meilleure contribution des femmes au développement socio-économique du pays et au renforcement de leurs capacités pour qu’elles profitent davantage des retombées du développement ;

– … « en promouvant l’accès équitable aux facteurs de production et en renforçant les capacités des femmes pour un meilleur rendement de leurs activités.

-… « une attention particulière sera accordée à la promotion et au financement de l’entreprenariat féminin. Pour atteindre cet objectif, les mesures envisagées concernent la formation, les services d’appui, la réforme des textes légaux permettant aux femmes burundaises d’avoir accès aux biens familiaux pour constituer des garanties… »

Les femmes fières d’avoir contribué à l’élaboration d’une politique de développement .GAKOBWA Imelde, membre de Dushirehamwe en commune GASORWE s’exprime: « Je ne savais pas que nos priorités pouvaient être celles du gouvernement ! Il sera donc normal d’en tenir compte dans le développement d’initiatives locales lors de la mise en œuvre du CSLPII…

Je viens d’expérimenter une approche participative qui valorise ma contribution et celle des groupes de femmes à la base. Pourquoi ne pas la pérenniser à travers la participation aux autres consultations sur différentes questions de développement local ! » La mise en œuvre du CSLPII engage les femmes à tous les niveaux : L’intégration des priorités des femmes dans le CSLPII, est une avancée significative de la contribution des femmes dans le développement. Sa mise en œuvre demande l’apport de tout un chacun. Les femmes doivent s’engager résolument dans le suivi de la mise en œuvre pour que leurs priorités soient tenues en considération et plaider pour que des moyens soient planifiés à cette fin. Le suivi doit être participatif au niveau des communautés à travers la participation des femmes des CCDC (Comités Communaux de Développement Communautaires) et des CPDC (Comités Provinciaux de Développement Communautaires), ainsi que les représentants des associations de femmes, des jeunes et groupes affectés par les conflits. Il s’agira de bâtir une passerelle entre la programmation nationale et la programmation locale. Les débats tiendront compte du financement des actions prioritaires par rapport au budget communal et la mobilisation des ressources additionnelles auprès des partenaires au développement, des ONG, de la société civile et du secteur privé. Nous avons la volonté de faire le suivi de la mise en œuvre du CSLPII, il nous faut un cadre et des moyens. Madame Spès NIYONKURU, membre de l’association Dushirehamwe en commune de Rutana, témoigne sur les attentes de la mise en œuvre du CSLPII. « Je continuerai à participer dans les réunions communales, à solliciter des informations sur l’état des lieux du développement et je chercherai à connaître tous les projets qui sont financés, comment et par qui et je veillerai à ce que ces projets soient réalisés en tenant compte de la dimension genre. » L’administration doit tenir la population en général et les femmes en particulier informés du calendrier des différentes réunions des Conseils Communaux, les réunions d’identification des besoins et de validation du budget communal. Selon elle, les femmes doivent rester connectées à la planification locale notamment aux différentes réunions consultatives d’actualisation des PCDC pour que les priorités des femmes soient intégrées dans ces derniers. La transparence et la redevabilité doivent guider la mise en œuvre du CSLPII à travers le processus d’élaboration des plans communaux de développement communautaire (PCDC de 2013 à 2018) .Pour cela, les femmes doivent développer des canaux d’information entre les décideurs, les planificateurs, les élus, les organisations féminines et les groupements de base. Il faut également un renforcement des capacités à l’endroit de ces femmes pour qu’elles contribuent et des moyens pour qu’elles soient opérationnelles dans la mise en œuvre du CSLPII.

 

IMPLICATION DES FEMMES A ÉLABORATION DU CSLPI

145 organisations ont pris part aux réflexions qui ont permis de dégager les grandes idées sur la perception de la pauvreté et ses causes, les solutions proposées, les axes stratégiques ainsi que les actions à mener pour lutter contre la pauvreté. La méthodologie suivie au cours de ces consultations visait l’approfondissement des résultats dégagés lors des premiers mini-ateliers.

 

Les représentants de la société civile mandatés par leurs pairs se sont répartis en groupes thématiques pour débattre des questions spécifiques. Malgré cette ouverture garantie de participer dans les différents débats au niveau des groupes sectoriels, force est de constater leur faible implication dans les diverses phases de cette importante stratégie nationale. Non plus la femme n’a pas été impliquée efficacement. Il y’a lieu de déplorer entre autres, l’absence d’un cadre de coordination ou de concertation, munie d’un système de feedback et de partage d’informations au sein des organisations de la société civile impliquées dans le domaine de la lutte contre la pauvreté. D’ où l’implication du projet « Pour une voix forte des femmes dans la consolidation de la paix et la réconciliation au Burundi ». La participation active de DUSHIREHAMWE à travers la synergie dans les différents cadres d’élaboration du CSLPII, offre une bonne opportunité d’enrichissement des discussions. Elle permet aussi des analyses sur la nécessité de lier les besoins des femmes et des hommes dans toutes les étapes de conception, de planification, de mise en œuvre et de suivi-évaluation des politiques et programmes nationaux tels que le CSLPII DUSHIREHAMWE a joué un rôle mobilisateur au niveau communautaire et de plaidoyer pour s’assurer que le rôle des femmes, leurs besoins et leurs préoccupations spécifiques soient au cœur du processus d’élaboration du CSLPII Egalement, l’étude commanditée par REFES et réalisée par UNIFEM en 2010 portant sur la prise en compte du genre dans le CSLPI donne une opportunité aux différents acteurs de constater les faiblesses en rapport avec la prise en compte du genre dans le CSLPI. Cela constitue une base de plaidoyer pour l’amélioration du CSLPII.

Lutte contre les violences sexuelles

Therese

Dans la commune de Giheta, le projet PLUVIF  a contribué  a la lutte contre les violences sexuelles  à l’égard des filles et des jeunes femmes

en partenariat avec le Ministère du Genre, le ministère  de la Sécurité publique (police), du ministère de la justice (tribunaux et parquets) et le ministère de la santé publique et la lutte contre le VIH/SIDA au niveau national ainsi que la CIRGL et la COCAFEM au niveau régional. Ce projet s’étend de 2012 à 2017 avec le soutien de CECI.

Ce projet visait les objectifs suivants :

– Soutenir les actions de la COCAFEM/GL en matière de dialogue sur les politiques de documentation et communication des situations de violences faites aux filles et jeunes femmes de la région des grands lacs

– Appuyer les actions de soutien aux victimes menées dans les zones ciblées par des organisations membres de la COCAFEM/GL et en synergie avec d’autres intervenants dans ces zones , améliorer et renforcer les services offerts

– Sensibiliser les leaders communautaires hommes et femmes plus particulièrement les hommes pour changer les attitudes et comportement s à l’égard des victimes  afin de créer un environnement plus fructueux des droits des femmes

L’interview

Donatille

Madame Donathile  NSINDABAHAGA, Vice-résidente de l’association Dushirehamwe(photo)
Journaliste :  Par rapport au projet de renforcement du leadership féminin et la prévention des conflits électoraux qu’est que vous visez ?
Donathile :  nous voulons que tout ce monde qui s’est présenté dans cette conférence publique, soit conscient que les conflits peuvent créer des troubles et  empêcher la bonne marche des élections, l’association Dushirehamwe en synergie avec l’association des jeunes filles et  SOFEPA, nous nous sommes mis ensemble pour essayer d’échanger sur la situation qui prévaut dans notre milieu. C’est faire un cri d’arme pour que tout le monde soit éveillé  et d’essayer de lutter contre ces problèmes qui sont entrain de surgir.
Journaliste : est ce qu’il y avait une problématique qui vous a inspiré pour vous lancer dans ce projet ?
Donathile : Nous entendu des rumeurs puisque nous n’avons fait des enquêtes approfondies, mais tout cela crée la peur, pour cela,  la femme doit crier gare pour que cela n doit pas surgir.
Journaliste : Pourquoi la femme ?
Donathile : Nous avons l’expérience, avec les crises qui ont secoué notre pays, nous avons vu que c’est la femme qui a beaucoup souffert, c’est elle qui coulait et fuyait avec des enfants au dos, alors que elle ne savait pas le motif, elle a eu la faim, elle a connu des violences, bref c’est la femme qui subissait plus que l’homme.
Journaliste : êtes vous optimiste que le projet donnera de bons résultats ?
Donathile : j’ai l’espoir  parce que au cours des activités l’administration était là, les membres des partis politiques, le corps de la police, les jeunes, à voir leur réactions au moment des échanges nous avons un grand espoir.

 

4 ans de mise en oeuvre du Projet PLUVIF •

Bwoyero

4 ans de mise en œuvre du projet de lutte contre les Violences faites aux femmes et aux jeunes filles, des résultats font écho. Goreth BWOYERO, Animatrice Psychosociale dans le  Projet PLUVIF  à Giheta rassure…  

Le  Projet PLUVIF qui œuvre pour la  lutte Contre les violences faites aux femmes et aux jeunes filles connait déjà des avancées remarquables dans son programme du Centre d’écoute et Orientation exécuté à Giheta en province de Gitega,
Selon Goreth BWOYERO ( photo), APS du Centre d’écoute et Orientation  de Giheta, les APS ont d’abord fait l’identification des cas de violences qui sont commises dans la commune de Giheta, ensuite elles ont effectué une sensibilisation aux administratifs, et enfin elles ont opéré le choix des partenaires locaux en l’occurrence le Tribunal de Résidence, les centres de santé, le poste de police,  l’administration et d’autres associations œuvrant dans le domaine de lutte contre les violences faites aux femmes. Les réalisations qui ont été faites dans ce projet sont : la mise en place un centre d’écoute qui a deux animatrices psychosociales en son sein, qui s’occupent de l’accueil, de l’écoute, du Councelling, du remplissage des fiches individuelles, et enfin de l’enregistrement dans la fiche-registre.
Les types des cas de violences qui sont traités au centre sont : cas de viol, les violences sexuelles, les violences psychosociales qui sont les violences domestiques et les violences économiques, les violences physiques.
Les cas qui sont fréquents sont : des cas qui nécessitent l’accompagnement au niveau de la police et du Tribunal de Résidence. Il y a aussi d’autres qui sont référés à nos centres partenaires à savoir : le centre Humura, la Croix Rouge, la Fondation Terre des hommes, et au CDFC.
Certaines victimes des violences sont référées au Centre de Santé et aux centres médicaux spécialisés. Pour tous ces cas que nous référons, le centre prend en charge dans le paiement frais de déplacement et les frais des soins, a-t-elle ajouté.  A côté de cela, nous assurons l’hébergement et la restauration de ces victimes. Nous vous informons que pour des cas des hommes qui commettent des violences physiques sur  leurs épouses, les animatrices du centre font recours à la médiation.  En ce moment, certains hommes commencent à changer leurs comportements.
Nous organisons des ateliers d’échanges pour les couples, des couples modèles témoignent leur mode de vie, et les autres en tire leçon.
D’autres cas de violences que nous avons traité, ce sont les violences liées aux conflits fonciers, cela arrive surtout aux filles mères, les filles qui n’ont pas eu la chance de se marier, et les veuves  qui ont  des conflits avec leurs beaux frères.

Les chefs à la base saluent les réalisations du Projet Pluvif dans les communautés, Selon Pascal HATUNGIMANA (photo), chef adjoint de la Colline Ruhanza, ce projet est venu à point nommé car les femmes ayant été victimes des violences, sont assistées, elles ont été sensibilisées, aujourd’hui si une femme subisse une violence, elle sait à qui s’adresser. A titre d’exemple, dans le secteur kiyaya, il y a une femme qui a subit des violences physiques, elle a été assistée par le centre, aujourd’hui elle est en bonne santé.
Signalons qu’il existe des cas des hommes fréquente le centre pour demande des conseils quand ils ont des problèmes avec leurs épouses.

Témoignages des bénéficiaires de l’assistance du Centre de Giheta.

La première victime, BANYIYEZAKO Ménedore, 42 ans, Mère de six enfants, elle habite la colline Ruhanza ( photo). C’et  est une femme battue. Elle a témoigné qu’elle  subi au quotidien des violences physiques de son mari. Aujourd’hui le centre est entrain d’organiser la médiation entre la victime et son mari.

La deuxième victime, NTAKARUTIMANA Bernadette, d’une âgée de trente ans, mariée depuis deux ans, n’a pas d’enfant, suite à une maladie «  de ne pas voir ses règles » son mari l’a chassé. Elle a été accueillie le centre. Après son séjour au centre, elle a trouvé son mari avec une concubine, l’intervention du centre   l’aide à rentrer à dans son droit d’accès a une partie de la propriété. Une parcelle lui a été attribuée.

D’une manière brève, des chiffres des cas des victimes ayant bénéficiées une assistance du centre de Giheta, depuis le mois de janvier jusqu’au mois de mars 2014 sont : des victimes du viol : 9 personnes ; des victimes des violences sexuelles : 9 personnes, des victimes  des violences  psychologiques : 29 personnes et enfin les victimes des violences physiques : 20 personnes.