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Rencontre des intervenants du Projet PLUVIF

goreth

« Chacun dans son domaine a le rôle à jouer contre les VBG, et en faveur des victimes». Telles ont été des propos de madame Goreth TWAGIRAYEZU, Conseillère pays Burundi de la CECI lors d’une rencontre des représentants des intervenants qui travaillent dans le cadre du projet PLUVIF qui a eu lieu dans la province de Gitega.

En effet, après les discours d’ouverture et de circonstance qui étaient centré beaucoup plus sur le rôle de tout à chacun dans la lutte contre les VBG selon son domaine d’intervention(santé, justice, APS et police), il a été l’occasion d’exercer les travaux en groupe. Sous la facilitation d’une modératrice, Mélanie de Réseau Femme et Paix, les groupes étaient au nombre de quatre à savoir celui de ceux qui travaillent dans le domaine de santé, la justice, la police et ceux des Assistants Psychosociaux des victimes. Les composants des groupes avaient comme mission de dégager l’état des lieux dans son domaine, les obstacles rencontrés au cours de leurs travaux quotidien en matière de lutte contre les VBG, les actions à mener ainsi que les recommandations pour la pérennisation du projet PLUVIF car aujourd’hui il atteint sa cinquième année d’exercice.

Comme a été présenté pendant le plénière, malgré qu’il y a des avancés, le constant a été que les VBG est toujours une réalité au Burundi. Dans le domaine de la sante on a enregistre 344 cas des violences dans les trois zones, 217 cas dans le domaine de police 179 et 1026 pour les APS.

Pour toutes les localités la plupart des obstacles que les intervenants rencontrent sont les centres d’accueil des victimes qui sont à une distance éloigné des centre de Santé (un centre d’accueil des victimes sur une commune est insuffisant à voir son étendu), certains médicaments qui sont indisponible dans les pharmacies de la localité ainsi que certains Agents de la commune qui ne comprennent pas le rôle APS.

De cela les intervenants présents ont recommandé qu’il y ait l’appui financier surtout pour faire les expertises médicales et l’achat des médicaments assez cher pour les victimes indigents, multiplier les centres d’accueils des victimes surtout prêt des centre de santé, Disponibiliser les frais de communication pour les intervenants et plaider pour la promulgation de la loi successorale.

Goreth TWAGIRAYEZU ne nie pas que les obstacles évoqués ci-haut engendrent des effets négatifs sur le sauvetage des victimes, mais, selon elle, chacun dans son domaine, l’important est de travailler en respectant la déontologie professionnelle.  » En attendant que le moyen le permet Il faut traiter avec humanité les victimes de violence qui s’adressent à vous ».A-t-elle ajouté.

De leurs côté, les intervenants ont promis de doubler les efforts et de travailler en synergie afin de contribuer dans la lutte contre les VBG.

DÉCLARATION DES FEMMES SUR LA PÉRIODE PRE-ÉLECTORALE

Femmes

Nous, parents et éducatrices, qui suivons de près la situation du pays, sommes inquiètes et pour des raisons suivantes :

Sur le plan social :

  • Nous sommes préoccupées par la détérioration de l’éducation dans les écoles, caractérisée souvent par la débauche, parfois entretenue par certains éducateurs sans foi ni loi, des actes qui passent sous silence alors qu’ils devraient être réprimés ;
  • Nous déplorons la situation de certaines écoles qui sont devenues des terrains de propagande de certains partis politiques où les jeunes sont tenus en otage , manipulés, distraits et oublient de s’atteler à leurs études qui sont leurs devoirs premiers , l’installation de la rébellion contre l’autorité parce que protégés par les responsables politiques ;
  • Nous regrettons la transmission des idées divisionnistes qui sèment un climat de méfiance dans la communauté, entraînant la prise des stupéfiants chez les jeunes et la délinquance au lieu de s’atteler aux travaux de développement ;
  • Le pire de tout est l’absence de dialogue dans la famille et dans la communauté, pilier des valeurs fondamentales comme la dignité, le courage, la solidarité dans la joie et les moments difficiles, valeurs qui ont caractérisé le Burundi de nos ancêtres ;
  • Nous dénonçons les cas de violation flagrante des droits de l’homme en général et surtout les violences faites aux femmes qui s’amplifient sans cesse, dans la communauté et dans le pays ;

Sur le plan politique

  • La période pré-électorale désoriente la population burundaise : certains ne vaquent plus à leurs occupations quotidiennes, d’autres vivent dans la peur panique et ont perdu tout espoir du lendemain. Certains entrepreneurs travaillent à perte parce qu’on les oblige de s’associer avec ceux qui n’ont pas participé dans le montage du projet ou sont persécutés. Ainsi, la richesse est entre les mains d’une poignée de gens, ce qui entraîne la paupérisation de la population en général et les femmes en particulier ;
  • Pendant cette période électorale, des messages incendiaires et divisionnistes sont propagés et risquent de semer la zizanie entre les citoyens ;
  • Les partis se sont divisés au profit des intérêts de certains et ceci entrave la cohabitation pacifique et le pouvoir manque la bonne volonté pour leur réunification ;
  • Les mouvements de jeunesse affiliés aux partis politiques ne savent plus à quel saint se vouer : ils tuent, sèment la peur auprès de ceux avec qui ils ne partagent pas les idées, jouent le rôle de policier alors que cela ne rentre pas dans leur mission.
  • Nous rappelons aux femmes des partis politiques et des organisations de la société civile de jouer leur rôle de mère, de conseillère et surtout de défendre la cause de la paix au moment où notre pays risque de sombrer dans la dérive. Qu’elles sachent que le pays n’a pas de prix.

Sur le plan économique

La population s’appauvrissent de plus en plus dont les causes principales sont l’incendie dans des circonstances floues des marchés à travers presque tout le pays. Les petits et moyens entrepreneurs ont vu leurs biens partir en fumée sans aucun espoir de se rétablir. Aucune enquête n’a abouti pour identifier les coupables. Plusieurs familles vivent dans la désolation totale et les femmes qui exercent le commerce ambulant pour leur survie sont traquées par les agents de l’ordre.

Vu toutes ces raisons, et d’autres passées sous silence, les organisations féminines, les Burundais et les Burundaises qui sont épris de paix,

Comme parents, mères, comme des personnes qui ont connu les moments qui ont endeuillé, comme des gens qui observent amèrement le déclin du pays ;

Considérant que la population vit dans la peur panique, comme des gens qui doivent donner la vie et la protéger, nous nous levons pour exprimer les préoccupations qui nous tiennent à cœur :

  • Nous disons non à la guerre ;
  • Nous refusons toute forme d’esclavage dans un pays indépendant et démocratique ;
  • Nous dénonçons l’égocentrisme dans la gestion de la richesse du pays ;
  • Nous refusons les divisions d’où qu’elles viennent. Nous sommes des citoyens à part entière qui devons jouir des mêmes droits.

Nous les femmes, nous recommandons :

Au Président de la République :

1) Adresser un message de paix à la population  et s’exprimer surtout sur la question relative aux massacres des trois sœurs de la communauté Guido Maria Comforti de Kamenge ;

2) Veiller aux intérêts supérieurs de la nation en réprimant de façon exemplaire toutes les personnes citées dans les crimes commis au cours des deux mandats ;

3) Responsabiliser le Ministère des Droits de la personne humaine et de la justice de réprimer, prévenir les violences par l’éducation au respect des droits humains pour le changement social ;

4) Eclairer l’opinion nationale et internationale sur le troisième mandat du président de la République et d’éviter le pire au cas où les voix s’élèvent contre ;

5) Sauvegarder les intérêts économiques des Burundais en évitant la cession du marché central de Bujumbura ;

-Aux formations politiques :

1) De favoriser la réunification et le dialogue au sein des partis fragmentés afin de mettre en avant les intérêts généraux des Burundais ;

2) Promouvoir des projets de société visant la paix durable, la démocratie, le développement équitable ;

3) Etablir des listes où les femmes occupent les positions utiles vu leur électorat considérable ;

4) Prévenir les violences et la guerre et promouvoir le déroulement des élections inclusives et paisibles.

– Aux églises :

1) Poursuivre leur rôle de médiation et de moralisation de la société à tous les niveaux ;

– Aux organisations de la société civile :

1) Travailler dans la transparence en privilégiant l’intérêt général et l’impartialité ;

3) Renforcer les synergies pour prévenir les conflits liés aux élections ;

– Aux journalistes :

1) Porter loin la voix des sans voix.

2) Assurer le monitoring des violences faites aux femmes pendant cette période électorale.

– Au peuple burundais :

1) Se lever comme un seul homme, sauvegarder la paix et la sécurité, parce que c’est le pilier du développement ;

2) Eviter les manipulations divisionnistes qui conduisent à la désolation ;

3) Avoir à cœur que nous sommes appelés à construire un pays où règne la paix et le respect des droits de l’homme ;

4) Se rappeler que la vie continue pendant la période électorale et qu’on doit vaquer aux activités de tous les jours ;

-A l’opinion internationale et aux amis du Burundi :

1) Soutenir les Burundais dans le développement ;

2) Avoir à cœur que le Burundi a acquis son indépendance et se refuse à toute domination économique étrangère.

 

Visite des membres de l’Association DUSHIREHAMWE au journaliste Bob RUGURIKA

therese

Les membres de l’Association Dushirehamwe et le personnel de la Radio Ijwi ry’Umukenyezi de Giheta, ont rendu visite au Directeur de la RPA Bob RUGURIKA ce vendredi le 13 Février 2015 incarcéré dans la prison de MURAMVYA.

Cette délégation avait un message d’encouragement et de soutien moral. D’après la Représentante légale : «  Bob n’a fait que son métier ». La justice devrait ainsi le libérer immédiatement. Des enquêtes objectives, indépendantes et crédibles devraient être enclenchées en empruntant toutes les pistes y compris celles qui ont été révélées par la RPA pour trouver et sanctionner les vrais coupables du crime ignoble de ce triple assassinat.

Plaidoyer des femmes des associations pour la libération immédiate de Bob RUGURIKA

En vue de réconforter la famille du Directeur de la Radio Publique Africaine(RPA) Bob RUGURIKA incarcéré dans la prison de Muramvya suite au témoignage sur l’assassinat des trois sœurs italiennes de la paroisse Guido Maria Conforti de Kamenge, les associations féminines dont Dushirehamwe, SPPDF, Fontaine-Isoko et Association des femmes juristes ont rendu visite à la famille de Bob Rugurika le 6/02/2015.

L’objectif commun de ces organisations est la promotion et la protection des droits humains et des femmes en pariculier. Le geste posé était d’abord de réconforter la famille de Bob mais aussi de manifester leur mécontentement face à son incarcération injuste.

Cet emprisonnement touche sensiblement les cœurs des femmes et mères qui sont naturellement pour la vie, la justice et la liberté de tout un chacun. L’assassinat des trois sœurs constitue un crime ignoble des droits des femmes.

Les Représentantes de ces associations s’indignent et appellent à la mobilisation pour découvrir la vérité.

 

Visite du Représentant de l’ONUFEMME à l’Association Duhirehamwe

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En date du 22 janvier 2015, le Représentant de ONU FEMMES a visité les réalisations de DUSHIREHAMWE dans les provinces de Muramvya et de Gitega. La visite s’inscrit dans le cadre du partenariat entre ces deux organisations qui date depuis 1996.

A Muramvya, le Représentant a rencontré les femmes médiatrices dans le cadre du projet Réseau des femmes artisanes de paix et de dialogue. Ces médiatrices se déploient au quotidien dans la résolution des conflits communautaires afin de contribuer à la promotion d’un environnement électoral, propice, apaisé, libre, transparent,  équitable de 2015. Le Représentant a apprécié positivement le rôle des médiatrices et les a encouragées à constituer un mouvement des femmes pour la paix dans tout le pays. Il a déclaré qu’il est ouvert au dialogue pour soutenir les femmes burundaises dans la consolidation de la paix durable et la cohésion sociale.

Le Représentant de l’ONU FEMMES a également rencontré les bénéficiaires des programmes de Dushirehamwe dans la commune de Makebuko en province Gitega. Leurs activités  portent sur la consolidation de la paix à travers les activités de rapprochement entre déplacés, rapatriés, ex-combattants et autres groupes affectés par le conflit. Ces femmes ont fait part au Représentant des obstacles majeurs qui bloquent leur épanouissement. La pauvreté, la discrimination,l’analphabétisme, l’ignorance de la loi, l’impunité, le non accès et contrôle des ressources familiales , la manque de garantie pour accéder au crédit, etc tels sont les questions urgentes en matière d’autonomisation des femmes de cette commune. En vue de renforcer la cohésion sociale, elles entreprennent ensemble des activités de dialogue entre couples, le genre, la mise en œuvre de la R1325, l’épargne et le crédit.

A Makebuko,  Dushirehamwe encadre 5 associations regroupant 150 personnes dont les activités s’articulent sur l’agriculture et l’élevage.

 

Le Représentant de l’ONUFEMME a visité la Radio communautaire Ijwi ry’umukenyezi

UN WOMEN GIHETA

A cette occasion, le Représentant a pu s’entretenir avec les responsables de la radio, les membres ainsi que les bénéficiaires. La Directrice lui a fait part les histoires de succès et des défis. Le grand défi relève du domaine technique, celui de se doter d’une pilonne de 40m et des antennes rolais pour une couverture plus grande. La radio couvre actuellement les provinces de Gitega, Muramvya, Mwaro, Karus, Kayanza et Rutana.

Il s’est entretenu également avec les clubs d’écoute communautaire. L’échange a porté sur le leadership des femmes dans la gouvernance, dans la lutte contre les violences faites et la corruption.

Le centre communautaire des femmes Ijambo de RUTANA

centre Ijambo

« IJAMBO » signifie la parole en Kirundi. La parole est en effet au cœur des échanges au sein d’une société pour récolter la paix et le développement. Le centre de Rutana permettra aux femmes de Stimuler les échanges, le dialogue, l’esprit d’innovation, le transfert des connaissances et de favoriser l’accès à la formation.

Suivi des activités des leaders et appui technique

pluvif

Le  Projet PLUVIF qui œuvre pour la  lutte contre les violences faites aux femmes et aux jeunes filles connait déjà des avancées remarquables dans son programme du centre d’écoute et orientation exécuté à Giheta en province de Gitega. L’Association DUSHIREHAMWE en collaboration avec CECI a effectué un suivi des activités et appui technique des leaders des différentes associations de la Commune Giheta. Sur les trois collines Gisuru, Korane et Bihororo, ces leaders ainsi que les participants ont reconnu qu’il existe des violences basées sur le genre. 185 participants dont 163femmes et 21 hommes ont participé dans cette activité. Dans plusieurs témoignages, ils ont insisté sur les causes de ces violences que la plupart des cas sont dus :

  • A l’ivresse des hommes et des femmes elles-mêmes,
  • Aux femmes qui n’osent pas exposer ce qu’elles traversent,
  • Au fait de marier les filles par force,
  • Au fait de chasser les veuves dans leurs ménages

Après la mise en lace d’un centre d’écoute et orientation par l’ Association DUSHIREHAMWE exécutant du projet PLUVIF dans la même localité, les indicateurs de changement de situation commencent à se manifester.Les filles et les femmes sont actuellement conscientes de la nécessité de dénoncer leurs cas de viols.Aussi grâce à ce centre d’écoute, les victimes bénéficient des orientations, des assistances médicales, psychosociales, alimentaire, juridique et psychologique ce qui participent à la diminution des conséquences  néfastes causées  par ces actes ignobles.

Ils ont également témoigné comment ils aident aux filles et aux femmes à avouer les violences qu’elles ont subi.

Sur la colline Korane, les leaders ont également avoué que ces violences y existent de différentes façons. Chasser les jeunes filles qui tombent enceinte chez elle, traumatismes des hommes sur leurs femmes et autres.

Enfin sur la colline Bihororo les leaders ont également dit que les violences existent et que ça ne cesse pas à cause de la corruption et de l’impunité. Il y a également de la polygamie.

Les participants de ces trois collines ont dégagé des recommandations:

  • Faire les dialogues entre les associations pour lutter contre les violences basées sur le genre
  • Promouvoir l’éducation des filles
  • Laisser les femmes aller dans des associations pour partager avec les autres leurs connaissances avec les autres et inciter les hommes eux aussi à aller dans les associations

A l’Association DUSHIREHAMWE:

  • Le renforcement des capacités des femmes pour éveiller leurs consciences sur leurs droits.

 

Dans une conférence publique animée par un des leaders l’Abbé SINZOBAHAMVYA J.Bosco, il s’est basé sur les principaux mots de violences qui sont : le genre, le sexe qu’il faut savoir les différencier. Le genre c’est ce que la société nous attribue dont la nature sociale alors que le sexe c’est biologique donc la nature biologiques. Les violences datent de longtemps du fait que la société distingue toujours la fille du garçon. De cela, la fille est alors sous-estimé qu’elle ne sera jamais égale au garçon.

Ce qui a favorisé ces violences ce sont nos mœurs qui nous ont informés que les garçons seront toujours supérieurs aux filles, les attitudes et les conséquences dues aux attitudes et à la culture.

On illustre ça avec un schéma :

 

Conséquence

 

Attitude                                                 Culture

Dans l’interview, il a expliqué en disant pour lutter contre ces violences il faut d’abord se concentrer sur la base pour rééduquer les gens à lutter contre ces violences basées sur le genre.

Q: En tant que homme d’église comment vous procédez pour éduquer les gens à lutter contre les violences ?

Rép: En tant que homme d’église, défendre les droits de l’homme est facile parce que ça fait partie de notre mission. Ne pas respecter les droits de l’homme le dévalorise, et la fille faisant partie des créatures aimée de Dieu, a droit au respect de ses droits. Les procédures qu’on utilise habituellement sont entre autres les enseignements lors des messes, dans les mouvements d’action catholiques. On donne aussi les enseignements aux mariés et aux fiancés qui vont compléter ceux donnés par le projet PLUVIF via l’Association DUSHIREHAMWE.

Q: Y a-t-il des indicateurs de changement que vous voyez dans la société ?

Rép: Les indicateurs de changement ne manquent pas, les personnes surtout les filles et les femmes prennent conscience de la nécessité d’exposer leurs cas et peuvent être orientées vers le centre d’écoute de Giheta ou vers des tribunaux pour des procès.

Q: Quelles sont les différents obstacles que vous rencontrez dans vos activités ?

Rép: Les obstacles que nous rencontrons sont liés à l’impunité et à la corruption des officiers de la sécurité publique.

Q:Quelles sont vos recommandations ?

Rép:

  • A l’Association DUSHIREHAMWE, de faire un suivi des leaders communautaires.
  • A l’administration de bien appliquer la loi pour sanctionner les auteurs des violences.

 

Conférence débat en Province Cibitoke

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Dans le cadre de la sensibilisation des filles et des femmes pour la participation dans les élections de 2015, l’Association DUSHIREHAMWE  avec l’appui de Cordaid a organisé une conférence débat dans la province de Cibitoke  portant sur « le renforcement du leadership féminin dans la prévention des conflits électoraux et à la consolidation de la paix »pour échanger le rôle des femmes dans la consolidation de la paix et de la sécurité. Le thème traite était « les défis à la participation des femmes dans le processus électoral de 2015 ». Le rôle de la femme est primordial pour garantir la sécurité. La  femme est l’espoir de l’avenir de la famille, pas de développement sans une femme éveillée.

Du coté social, la rumeur, les soupçons à l’ensorcellement, les jeunes filles  qui tombent enceinte au bas âge et qui quittent le banc de l’école, les unions libre, les mariages précoces et celles forcées sont des vices qui menacent la province.On a appelé la femme à ouvrir les yeux de s’approcher de la jeune fille désorientée pour l’éduquer. Il a donné les chiffres, cas des grossesses non désirées dans la commune MUGINA qui s’est démarqué. L’an 2012-2013, 81 cas de grossesses non désirées, 12 cas de viol, en 2013-2014, 11 cas grossesses non désirées et 3 cas de viol. Les participants ont dégagés des impacts que les femmes en subissent toujours les conséquences: les unions libres, les grossesses précoces ou non désirées, les confrontations familiales, la démographie galopante etc. c’est pour cette raison qu’il a appelé la femme à rester vigilante pour signaler ou empêcher les cas d’exactions commis dans la société d’où ils puissent provenir.

Mme  BOYAYO Jeanine qui a représenté le comité exécutif de Dushirehamwe a  insisté sur le rôle de la femme sur le domaine d’intervention et son champ d’action dans le domaine de la consolidation de la paix pour prévenir les conflits liés dans cette période préélectorale. Selon elle, l’association  s’étend sur 13 provinces est a commencé ses activité en 1996,  la province Cibitoke étant parmi les premiers provinces où a commencé  ses activités. Elle a alors invité les participants surtout les femmes à présenter toutes leurs inquiétudes en rapport avec la situation actuelle, c’est-à-dire avec les élections afin de dégager les recommandations visant à résoudre les problèmes qui pourront naitre.

Selon la représentante de la CEPI Cibitoke, l’enrôlement s’est bien passé. Elle a signalé que les femmes sont venues à la dernière minute. Selon elle, celles qui n’ont pas été enrolées ont dit qu’elles n’avaient pas de cartes d’identité car elles habitent loin des communes pour s’en procurer de cette carte. Elle a également évoqué que beaucoup de travaux leur empêchent de se libérer. Aussi, les hommes venaient leur faire enregistrer. Elle a conclu que c’est l’ignorance car les femmes disaient qu’elles ne voient pas l’importance de participer aux élections.  Elle a ensuite donné les chiffres des enrôlés au niveau province.

Après la formation on s’est entretenu avec  une dame d’une cinquantaine d’années qui venaient de bénéficier la formation et nous signale ici ce qu’elle vient de gagner après avoir suivi la conférence débat : « Je m’appelle Mema NIBITANGA J’habite ici à Cibitoke centre au numéro 8. Apres cette conférence je rentre avec la conviction que dans certaines situations les femmes doivent prendre le devant, que ce soit dans la période électorale ou en situation normale. On a éveillé la femme pour aller dans les institutions, Je pars avec objectif de sensibiliser les autres femmes, bref j’ai un sentiment de satisfaction.»