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Plaidoyer des femmes des associations pour la libération immédiate de Bob RUGURIKA

En vue de réconforter la famille du Directeur de la Radio Publique Africaine(RPA) Bob RUGURIKA incarcéré dans la prison de Muramvya suite au témoignage sur l’assassinat des trois sœurs italiennes de la paroisse Guido Maria Conforti de Kamenge, les associations féminines dont Dushirehamwe, SPPDF, Fontaine-Isoko et Association des femmes juristes ont rendu visite à la famille de Bob Rugurika le 6/02/2015.

L’objectif commun de ces organisations est la promotion et la protection des droits humains et des femmes en pariculier. Le geste posé était d’abord de réconforter la famille de Bob mais aussi de manifester leur mécontentement face à son incarcération injuste.

Cet emprisonnement touche sensiblement les cœurs des femmes et mères qui sont naturellement pour la vie, la justice et la liberté de tout un chacun. L’assassinat des trois sœurs constitue un crime ignoble des droits des femmes.

Les Représentantes de ces associations s’indignent et appellent à la mobilisation pour découvrir la vérité.

 

Visite du Représentant de l’ONUFEMME à l’Association Duhirehamwe

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En date du 22 janvier 2015, le Représentant de ONU FEMMES a visité les réalisations de DUSHIREHAMWE dans les provinces de Muramvya et de Gitega. La visite s’inscrit dans le cadre du partenariat entre ces deux organisations qui date depuis 1996.

A Muramvya, le Représentant a rencontré les femmes médiatrices dans le cadre du projet Réseau des femmes artisanes de paix et de dialogue. Ces médiatrices se déploient au quotidien dans la résolution des conflits communautaires afin de contribuer à la promotion d’un environnement électoral, propice, apaisé, libre, transparent,  équitable de 2015. Le Représentant a apprécié positivement le rôle des médiatrices et les a encouragées à constituer un mouvement des femmes pour la paix dans tout le pays. Il a déclaré qu’il est ouvert au dialogue pour soutenir les femmes burundaises dans la consolidation de la paix durable et la cohésion sociale.

Le Représentant de l’ONU FEMMES a également rencontré les bénéficiaires des programmes de Dushirehamwe dans la commune de Makebuko en province Gitega. Leurs activités  portent sur la consolidation de la paix à travers les activités de rapprochement entre déplacés, rapatriés, ex-combattants et autres groupes affectés par le conflit. Ces femmes ont fait part au Représentant des obstacles majeurs qui bloquent leur épanouissement. La pauvreté, la discrimination,l’analphabétisme, l’ignorance de la loi, l’impunité, le non accès et contrôle des ressources familiales , la manque de garantie pour accéder au crédit, etc tels sont les questions urgentes en matière d’autonomisation des femmes de cette commune. En vue de renforcer la cohésion sociale, elles entreprennent ensemble des activités de dialogue entre couples, le genre, la mise en œuvre de la R1325, l’épargne et le crédit.

A Makebuko,  Dushirehamwe encadre 5 associations regroupant 150 personnes dont les activités s’articulent sur l’agriculture et l’élevage.

 

Le Représentant de l’ONUFEMME a visité la Radio communautaire Ijwi ry’umukenyezi

UN WOMEN GIHETA

A cette occasion, le Représentant a pu s’entretenir avec les responsables de la radio, les membres ainsi que les bénéficiaires. La Directrice lui a fait part les histoires de succès et des défis. Le grand défi relève du domaine technique, celui de se doter d’une pilonne de 40m et des antennes rolais pour une couverture plus grande. La radio couvre actuellement les provinces de Gitega, Muramvya, Mwaro, Karus, Kayanza et Rutana.

Il s’est entretenu également avec les clubs d’écoute communautaire. L’échange a porté sur le leadership des femmes dans la gouvernance, dans la lutte contre les violences faites et la corruption.

Le centre communautaire des femmes Ijambo de RUTANA

centre Ijambo

« IJAMBO » signifie la parole en Kirundi. La parole est en effet au cœur des échanges au sein d’une société pour récolter la paix et le développement. Le centre de Rutana permettra aux femmes de Stimuler les échanges, le dialogue, l’esprit d’innovation, le transfert des connaissances et de favoriser l’accès à la formation.

Suivi des activités des leaders et appui technique

pluvif

Le  Projet PLUVIF qui œuvre pour la  lutte contre les violences faites aux femmes et aux jeunes filles connait déjà des avancées remarquables dans son programme du centre d’écoute et orientation exécuté à Giheta en province de Gitega. L’Association DUSHIREHAMWE en collaboration avec CECI a effectué un suivi des activités et appui technique des leaders des différentes associations de la Commune Giheta. Sur les trois collines Gisuru, Korane et Bihororo, ces leaders ainsi que les participants ont reconnu qu’il existe des violences basées sur le genre. 185 participants dont 163femmes et 21 hommes ont participé dans cette activité. Dans plusieurs témoignages, ils ont insisté sur les causes de ces violences que la plupart des cas sont dus :

  • A l’ivresse des hommes et des femmes elles-mêmes,
  • Aux femmes qui n’osent pas exposer ce qu’elles traversent,
  • Au fait de marier les filles par force,
  • Au fait de chasser les veuves dans leurs ménages

Après la mise en lace d’un centre d’écoute et orientation par l’ Association DUSHIREHAMWE exécutant du projet PLUVIF dans la même localité, les indicateurs de changement de situation commencent à se manifester.Les filles et les femmes sont actuellement conscientes de la nécessité de dénoncer leurs cas de viols.Aussi grâce à ce centre d’écoute, les victimes bénéficient des orientations, des assistances médicales, psychosociales, alimentaire, juridique et psychologique ce qui participent à la diminution des conséquences  néfastes causées  par ces actes ignobles.

Ils ont également témoigné comment ils aident aux filles et aux femmes à avouer les violences qu’elles ont subi.

Sur la colline Korane, les leaders ont également avoué que ces violences y existent de différentes façons. Chasser les jeunes filles qui tombent enceinte chez elle, traumatismes des hommes sur leurs femmes et autres.

Enfin sur la colline Bihororo les leaders ont également dit que les violences existent et que ça ne cesse pas à cause de la corruption et de l’impunité. Il y a également de la polygamie.

Les participants de ces trois collines ont dégagé des recommandations:

  • Faire les dialogues entre les associations pour lutter contre les violences basées sur le genre
  • Promouvoir l’éducation des filles
  • Laisser les femmes aller dans des associations pour partager avec les autres leurs connaissances avec les autres et inciter les hommes eux aussi à aller dans les associations

A l’Association DUSHIREHAMWE:

  • Le renforcement des capacités des femmes pour éveiller leurs consciences sur leurs droits.

 

Dans une conférence publique animée par un des leaders l’Abbé SINZOBAHAMVYA J.Bosco, il s’est basé sur les principaux mots de violences qui sont : le genre, le sexe qu’il faut savoir les différencier. Le genre c’est ce que la société nous attribue dont la nature sociale alors que le sexe c’est biologique donc la nature biologiques. Les violences datent de longtemps du fait que la société distingue toujours la fille du garçon. De cela, la fille est alors sous-estimé qu’elle ne sera jamais égale au garçon.

Ce qui a favorisé ces violences ce sont nos mœurs qui nous ont informés que les garçons seront toujours supérieurs aux filles, les attitudes et les conséquences dues aux attitudes et à la culture.

On illustre ça avec un schéma :

 

Conséquence

 

Attitude                                                 Culture

Dans l’interview, il a expliqué en disant pour lutter contre ces violences il faut d’abord se concentrer sur la base pour rééduquer les gens à lutter contre ces violences basées sur le genre.

Q: En tant que homme d’église comment vous procédez pour éduquer les gens à lutter contre les violences ?

Rép: En tant que homme d’église, défendre les droits de l’homme est facile parce que ça fait partie de notre mission. Ne pas respecter les droits de l’homme le dévalorise, et la fille faisant partie des créatures aimée de Dieu, a droit au respect de ses droits. Les procédures qu’on utilise habituellement sont entre autres les enseignements lors des messes, dans les mouvements d’action catholiques. On donne aussi les enseignements aux mariés et aux fiancés qui vont compléter ceux donnés par le projet PLUVIF via l’Association DUSHIREHAMWE.

Q: Y a-t-il des indicateurs de changement que vous voyez dans la société ?

Rép: Les indicateurs de changement ne manquent pas, les personnes surtout les filles et les femmes prennent conscience de la nécessité d’exposer leurs cas et peuvent être orientées vers le centre d’écoute de Giheta ou vers des tribunaux pour des procès.

Q: Quelles sont les différents obstacles que vous rencontrez dans vos activités ?

Rép: Les obstacles que nous rencontrons sont liés à l’impunité et à la corruption des officiers de la sécurité publique.

Q:Quelles sont vos recommandations ?

Rép:

  • A l’Association DUSHIREHAMWE, de faire un suivi des leaders communautaires.
  • A l’administration de bien appliquer la loi pour sanctionner les auteurs des violences.

 

Conférence débat en Province Cibitoke

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Dans le cadre de la sensibilisation des filles et des femmes pour la participation dans les élections de 2015, l’Association DUSHIREHAMWE  avec l’appui de Cordaid a organisé une conférence débat dans la province de Cibitoke  portant sur « le renforcement du leadership féminin dans la prévention des conflits électoraux et à la consolidation de la paix »pour échanger le rôle des femmes dans la consolidation de la paix et de la sécurité. Le thème traite était « les défis à la participation des femmes dans le processus électoral de 2015 ». Le rôle de la femme est primordial pour garantir la sécurité. La  femme est l’espoir de l’avenir de la famille, pas de développement sans une femme éveillée.

Du coté social, la rumeur, les soupçons à l’ensorcellement, les jeunes filles  qui tombent enceinte au bas âge et qui quittent le banc de l’école, les unions libre, les mariages précoces et celles forcées sont des vices qui menacent la province.On a appelé la femme à ouvrir les yeux de s’approcher de la jeune fille désorientée pour l’éduquer. Il a donné les chiffres, cas des grossesses non désirées dans la commune MUGINA qui s’est démarqué. L’an 2012-2013, 81 cas de grossesses non désirées, 12 cas de viol, en 2013-2014, 11 cas grossesses non désirées et 3 cas de viol. Les participants ont dégagés des impacts que les femmes en subissent toujours les conséquences: les unions libres, les grossesses précoces ou non désirées, les confrontations familiales, la démographie galopante etc. c’est pour cette raison qu’il a appelé la femme à rester vigilante pour signaler ou empêcher les cas d’exactions commis dans la société d’où ils puissent provenir.

Mme  BOYAYO Jeanine qui a représenté le comité exécutif de Dushirehamwe a  insisté sur le rôle de la femme sur le domaine d’intervention et son champ d’action dans le domaine de la consolidation de la paix pour prévenir les conflits liés dans cette période préélectorale. Selon elle, l’association  s’étend sur 13 provinces est a commencé ses activité en 1996,  la province Cibitoke étant parmi les premiers provinces où a commencé  ses activités. Elle a alors invité les participants surtout les femmes à présenter toutes leurs inquiétudes en rapport avec la situation actuelle, c’est-à-dire avec les élections afin de dégager les recommandations visant à résoudre les problèmes qui pourront naitre.

Selon la représentante de la CEPI Cibitoke, l’enrôlement s’est bien passé. Elle a signalé que les femmes sont venues à la dernière minute. Selon elle, celles qui n’ont pas été enrolées ont dit qu’elles n’avaient pas de cartes d’identité car elles habitent loin des communes pour s’en procurer de cette carte. Elle a également évoqué que beaucoup de travaux leur empêchent de se libérer. Aussi, les hommes venaient leur faire enregistrer. Elle a conclu que c’est l’ignorance car les femmes disaient qu’elles ne voient pas l’importance de participer aux élections.  Elle a ensuite donné les chiffres des enrôlés au niveau province.

Après la formation on s’est entretenu avec  une dame d’une cinquantaine d’années qui venaient de bénéficier la formation et nous signale ici ce qu’elle vient de gagner après avoir suivi la conférence débat : « Je m’appelle Mema NIBITANGA J’habite ici à Cibitoke centre au numéro 8. Apres cette conférence je rentre avec la conviction que dans certaines situations les femmes doivent prendre le devant, que ce soit dans la période électorale ou en situation normale. On a éveillé la femme pour aller dans les institutions, Je pars avec objectif de sensibiliser les autres femmes, bref j’ai un sentiment de satisfaction.»

Création et animation du forum sur le genre

Après avoir constate que différentes organisations de la société civile œuvrant dans le domaine du genre travaille isolement sans concertation les unes des autres, l’Association DUSHIREHAMWE soutenu par le projet OSCAR  a mis en place un cadre d’échange pour permettre à ces organisations de s’informer régulièrement et d’échanger leurs expériences respectives sur les questions genre.

L’objectif de ce forum est de proposer un cadre d’échange autour d’une thématique genre, d’encourager le partage de bonnes pratiques et d’échanger des informations au sein d’un réseau des participants.

Supporting women’s participation in democratic institution in pre-electoral environnement

L’Association Dushirehamwe exécute le projet “Supporting Women’s participation and effective Leadership in Democratic institutions in a pre-election environment” avec l’appui financier de Search for Common Ground dans les provinces de Cankuzo et Ruyigi depuis 2013.

L’objectif global du projet est de promouvoir une participation effective des femmes en tant que leaders et électrices dans le processus électoral 2015.

Le projet poursuit 4 objectifs spécifiques suivants :

  • Renforcer les voix des femmes élues présentes dans la sphère politique au niveau national
  • Augmenter le soutien public pour la participation politique des femmes à travers les politiques et les structures de prise de décisions à la lumière du processus électoral
  • Renforcer les capacités des femmes leaders locales dans les provinces de Ruyigi, Kirundo, Cankuzo et Muyinga pour qu’elles soient crédibles dans les élections de 2015.Plusieurs activités ont été réalisées

Formation des élus locaux et leaders communautaires

 

Organisation des townhall

 

Film documentaire »Mukenyezikerebuka