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Une relève au sein du réseau des femmes médiatrices ou ABAKANGURIRAMAHORO

Les filles médiatrices

Une branche des filles médiatrices vient de naître au sein du réseau des femmes actrices de paix et de dialogue, une initiative pilotée par l’Association Dushirehamwe avec l’appui d’ONUFEMMES Burundi. 6 ateliers de coaching regroupant 144 filles viennent d’être respectivement organisés dans les provinces pilotes de Bururi, Rumonge, Rutana, Cankuzo, Ruyigi et Karusi du 11 au 22 novembre 2019.
La création d’une telle branche a pour but de transférer à la future génération, les responsabilités en matière de cohésion sociale et de consolidation de la paix. Ces filles médiatrices ont été identifiées par les femmes médiatrices en fonction des critères suivant : la tranche d’âge (18-25ans), l’esprit entrepreneurial pour les jeunes filles non instruites, l’expérience de leadership communautaire dans la zone de résidence et l’inclusion dans toutes les catégories. Partant de son expérience de 5ans, le réseau mère a fait le constat que la participation des filles dans la vie publique est d’un faible niveau alors qu’il est reconnu que la mise à contribution des jeunes est une valeur ajoutée dans la prévention et la résolution des conflits surtout en période de reconstruction post conflit.
Au cours des ateliers de coaching une jeune fille médiatrice de Bururi déplore que les jeunes n’ont pas encore pleine conscience de leur potentiel. « Nous, les jeunes, on n’a pas de vision. Nous avons une faible capacité de faire des choix de vie ou de comprendre notre rôle au sein de la communauté. Nous avons besoin de l’expérience de nos ainées pour nous éclairer et nous guider ».
D’autres défis ont été identifiés à savoir: les barrières culturelles, le manque de confiance, la peur d’être la risée des autres jeunes, la peur d’affronter les débats violents des garçons activistes au sein des partis politiques, l’ignorance des canaux d’insertion socio politique, la vulnérabilité à l’exploitation et à la manipulation les deux problèmes étant connecté à la pauvreté.

Quelles stratégies envisagent les filles médiatrices pour atténuer ces défis ?

Les discussions pendant les ateliers ont fait ressortir plusieurs idées.
La première stratégie c’est de d’abord se doter d’une vision pratique pour pouvoir concrétiser leur rôle communautaire.
La deuxième stratégie est de promouvoir des espaces de discussion entre jeunes filles et les femmes leaders sous le mentor des femmes médiatrices, pour rechercher les alternatives de solution aux problèmes posés.
La troisième stratégie est de focaliser une attention particulière au public des adolescentes entre 15 et 25ans pour bien préparer une pépinière des femmes pacifistes.
Une quatrième stratégie est de créer des groupements des jeunes pour servir d’espaces d’écoute et de lutte contre l’oisiveté et l’apprentissage autour de l’autonomisation économique.
Avant de clôturer ces ateliers ces filles médiatrices ont formulé des engagements et des perspectives : Organiser des consultations entre jeunes pour entendre leurs besoins prioritaires ainsi que leurs projections sur la communauté qu’ils veulent pour demain ; Organiser des espaces démocratiques et participatifs à travers lesquels les jeunes se définissent comme actrices et agentes de changement surtout pendant la période électorale et sensibiliser les autres jeunes filles sur le leadership transformatif au sein de leur communauté.
Motivées par leur sensibilité et responsabilité d’aider les autres, elles poussent cette joie : « Notre contribution compte». Ce slogan scandé marque la naissance des jeunes filles rejoignant ainsi le cercle des BAKANGURIRAMAHORO ou femmes actrices de paix et de dialogue.
Ces jeunes filles proviennent de différents groupes associatifs diversifiés : Croix Rouge, Guides, APFB, groupements ruraux, Mouvements d’Action Catholique, coopératives rurales Sangwe … et la plupart sont instruites.

« Abakanguriramahoro » : des centaines de femmes/filles pour inspirer de nouvelles dynamiques de paix dans les communautés

« Wamaze iki ? » (Quel a été ta contribution ?), sous ce slogan, l’association Dushirehamwe a organisé une journée portes ouvertes le vendredi 27 septembre au Centre Suédois, à l’endroit des centaines de femmes et filles « actrices de paix et de dialogue (Abakanguriramahoro) », des élus locaux, et des partenaires au projet « Appui à la valorisation de l’expertise du réseau des femmes et filles actrices de paix et de dialogue dans la prévention et la résolution des conflits », afin de discuter sur les réalisations, les défis et les atouts, 5 ans après le lancement du projet

« Abakanguriramahoro » : des centaines de femmes/filles pour inspirer de nouvelles dynamiques de paix dans les communautés

Vers de nouveaux engagements en faveur de la cohésion sociale au Burundi

Les points focaux

En ce jeudi le 13/06/2019 un atelier d’échange a été organisé avec les points focaux provinciaux du réseau des femmes actrices de paix et de dialogue à Gitega
Cet atelier est venu à un moment- charnière du projet que Dushirehamwe exécute, avec l’appui de ONUFEMMES, depuis 4 ans. Pendant ce parcours écoulé, le projet a focalisé l’action sur l’implantation et l’opérationnalisation d’un Réseau des Femmes et des filles Actrices de la Paix et du Dialogue, RFAPD en sigle. Pour cette nouvelle étape, il vise la valorisation de l’expertise du Réseau des Femmes et Filles Actrices de Paix et de Dialogue (RFAPD) dans la prévention et la résolution des conflits ainsi qu’au réseautage stratégique avec les autres structures à tous les niveaux communautaire, communal, provincial et national pour le renforcement de la cohésion social et la cohabitation pacifique.
L’atelier a été organisé dans l’objectif de faire une relecture du réseau, tant au niveau de l’organisation de sa structure qu’au niveau de, ses actions concrètes, et de planifier les futures étapes de manière collective entre les points focaux des toutes les provinces du pays.
Cet atelier nous a appris que les médiatrices contribuent dans la construction de la paix par l’alerte précoce, le monitoring, les actions de sensibilisation et de dialogue, la création des espaces de rapprochement, par le biais des groupes de solidarité et d’autonomisation économique. Dans leur travail, elles collaborent aussi avec d’autres groupes de femmes et leaders collinaires. Leur expertise est actuellement reconnue et valorisée par l’administration et les services décentralisés à différents niveaux.
Malgré ces succès, pour atteindre le niveau optimal des résultats attendus, le réseau doit encore faire face à un certain nombre de défis liés au contexte de paix au sein des la prévalence de l’impunité, des actes de corruption ou d’intimidation, le climat de méfiance entre les gens
Cette expérience des médiatrices, considéree une valeur ajoutée en matière de participation citoyenne des femmes à la vie publique, a ainsi fait naître le besoin d’étendre le réseau existant à un plus grand nombre d’associations féminines. Les points Focaux sont donc appelés à être des éclaireuses pour insuffler un dynamisme nouveau au processus de recherche de la cohésion sociale
L’atelier a été clôturé par une planification des journées portes ouvertes « WAMAZE IKi » destinées à attirer plus d’actrices dans le réseau.

« Les victimes des violences sexuelles et les vulnérables ont des droits, mobilisons nous pour les protéger »

Anna Mugongo

L’association Dushirehamwe est reconnue par les pouvoirs publics comme un acteur incontournable dans la promotion et la protection des droits des femmes et des filles particulièrement dans la prise en charge holistique des victimes des violences faites aux femmes et des femmes vulnérables.

En ce mois de mars dédié à la journée internationale de la femme, édition 2019, la présidente du conseil communal de la commune Mugongomanga, en même temps ministre de la jeunesse, des postes et des technologies de l’information a marqué cette célébration par la remise d’un prix d’encouragement à l’association Dushirehamwe pour son engagement à prêter mains fortes aux groupes sociaux souvent laissés pour compte. C’est un geste de remerciement, un symbole de collaboration et un prix pour l’effort fourni par les membres de l’association dans cette commune.
Anne Marie Nyandwi, la représentante provinciale de Dushirehamwe dans la province Bujumbura se dit satisfaite par ce cadeau qui pour elle signifie une reconnaissance de bien faire et de solidarité. « Je suis très honorée et satisfaite de ces prix car je vois que les activités que nous faisons dans le développement de la femme ne sont pas inaperçues. Elles sont bien accueillies et appréciées dans notre communauté. Cela nous encourage à continuer en fournissant beaucoup plus d’effort pour que le rôle de la femme au Burundi soit entièrement pris en compte dans tous les processus de développement aussi bien local que national ».

Les violences basées sur le genre en milieux scolaire une des causes d’échec scolaire

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La bataille contre les violences faites aux femmes et aux filles doit commencer en milieu scolaire. Comment prétendre voir les filles et les femmes promues aux postes de prise de décision si on n’a pas promu l’égalité des chances envers les nombreuses filles qui rencontrent tant d’ambuches sur le chemin de l’école et dans l’école même.
L’éducation est un mécanisme important de socialisation. Elle est essentielle pour le développement social, émotionnel et psychologique des jeunes. En tant que tel, l’éducation est un vecteur de la transformation des comportements individuels et des normes sociales plus vastes autour de la violence, de l’égalité des genres et de la discrimination.
On moissonne ce qu’on a semé!
Les nombreux cas d’abandons scolaires des filles inquiètent les membres de l’association Dushirehamwe. Parmi les causes d’abandon, il y a les grossesses non désirées. Les filles connaissent toutes les bassesses de la vie sexuelle très tôt. Elles subissent trop de violences. Elles sont même de plus en plus exposées si l’alerte n’est pas maximale.
Pour l’année scolaire 2015-2016 les cas d’abandons scolaire s’élevaient à 115.193 abandons avec 2355 des grosses non désirées. Au cours de l’année scolaire 2016-2017 ils étaient à 218.345 avec 1690 des grossesses non désirées. Pour l’année scolaire 2017-2018 ils sont à 171.652avec 1421 cas des grossesses non désirées.

Les abandons scolaires, l’autre défi du système éducatif


C’est pour cette raison que Dushirehamwe entreprend depuis 2016 à se focaliser à la prévention et lutte contre les violences en milieu scolaire. Les éducateurs et les élèves sont au centre de l’action
Les relations saines sont à promouvoir à la maison, à l’école et dans la communauté toute entière. La sexualité responsable est débattre. L’avenir des élèves et des filles en particulier est entre les mains de l’autorité. La protection de ces milliers d’enfants doit être garantie à tous les niveaux et dans l’environnement scolaire en particulier. « Iziza guhona zihera Mu ruhongore »

DUSHIREHAMWE s’implique dans la promotion de droits des femmes

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Le monde entier célèbre en ce 08 mars, une journée internationale dédiée aux droits des femmes. Au Burundi, la célébration de cette journée a été organisée sous le thème « les femmes au centre des programmes innovants de la protection sociale des structures durables ».

Objectif de Dushirehamwe est de renforcer le leadership des femmes à travers des initiatives de promotion et protection de leurs droits. C’est dans ce cadre d’une série d’activités a été organisée autour de la Journée Internationale de la Femme, édition 2019 à savoir:
Table ronde sur les droits des femmes et des filles, sponsor au lancement de la coopérative des médiatrices dans la zone Nyakabiga et la participation des médiatrices à la Journée Internationale de la Femme à Gitega

Le lancement officiel de la coopérative SOCOMUK à Nyakabiga qui est une initiative du réseau des femmes actrices et médiatiques de paix et les noyaux de base collinaire encadré par Dushirehamwe. La coopérative a été créée dans le but de renforcer la cohésion entre les femmes et augmenter le revenu de la femme à travers les activités génératrices qu’elles vont faire. Les femmes membres de la coopérative ont des formations en couture, en maçonnerie (fabrication des pavés) et en soudure. Le réseau œuvre pour la résolution pacifique des conflits et l’animation des dialogues communautaire à travers le théâtre interactif qui est un de leur canal de sensibilisation pour faire face aux défis constatés dans la communauté.

Dans cette même perspective, une table ronde d’échange sur les droits des femmes et filles du Burundi a été organisée au restaurant chez André sous le thème : « Amplifions nos voix pour une meilleure prise en compte des droits des femmes et des filles dans les différents processus du pays ». L’objectif de de la table ronde était de redynamiser le débat entre les différents intervenants, et le partage d’expérience en matière des droits des femmes, dégager les défis et les obstacles de la participation de la femme et de la fille et mettre en commun les engagements et les recommandations et les actions stratégiques pour une meilleure prise en compte des droits des femmes et des filles dans tous les processus du pays. Les activités exécutées durant cette table ronde ont permis aux différents acteurs d’échanger sur les initiatives, les stratégies et bonnes pratiques en matière de promotion et protection des droits des femmes et des filles, notamment celles liées aux suivantes principales thématiques : les causes et les conséquences des violences faites aux femmes et filles, la participation citoyenne et politique des femmes à la vie publique et dans les processus de justice transitionnelle.
De ces initiatives communautaires, les participants ont dégagé des défis et formulé des recommandations par rapport à ces thématiques ci-haut mentionnées, qui méritent d’être partagés avec les autres acteurs et intervenants au niveau national.
Le réseau des femmes actrices de paix et dialogue qui a comme devise résolution pacifique des conflits, le dialogue et l’autonomisation de la femme burundaise à travers les activités génératrices de revenu s’est joint aux autres femmes pour célébrer cette journée.

La célébration officielle de la journée a eu lieu à Gitega dans la capitale politique du Burundi.

Soutenir les femmes aujourd’hui et de demain pour avancer la paix au Burundi

Le projet vise la promotion du rôle de la femme dans la consolidation de la paix et dans la participation des jeunes dans la vie sociale et les initiatives de paix. Accroître l’efficacité et la crédibilité des femmes leaders d’aujourd’hui et de demain ans la consolidation de la paix est parmi les résultats du projet. Le projet sera exécuté dans 4 provinces avec l’appui financier de UNPBF et SFCG

Programme AKARIHO KARAVURWA

Le programme a pour l’objectif de contribuer à la construction du tissu social et aux processus inclusifs de traitement du passé douloureux au Burundi en vue de la restauration et du renforcement de la cohésion sociale. Le programme aura comme résultat la compréhension commune de l’importance de traiter les violences et les souffrances du passé de manière constructive.
Le programme est appuyé financièrement par IMPUNIITY WATCH.

« La femme est capable, elle peut gouverner et prendre des décisions comme les hommes »

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Les femmes ont de multiples potentialités comme les hommes, et la communauté a besoin d’elles ; La vie est une lutte constante. Souvenez-vous de l’adage « si vous ne vous occupez pas de la politique, elle s’occupe de vous ».
La participation est l’action de prendre part dans les différentes activités, donnée des idées, avoir accès au droit, participer dans les élections etc. Participer est une clé qui rend responsables et donne valeur à la population de la communauté. Ce dialogue est organisés dans l’objectif de sensibiliser et inciter les femmes à participer dans les différentes activités de développement communautaires. Il s’est déroulé dans la commune Kinyinya en province Ruyigi ce 28/11/2018.
Pendant les échanges les participants ont trouvé nécessaire de sensibiliser les femmes parce qu’elles trouvent qu’il y a toujours des stéréotypes qui les bloquent. « Nos grand parents nous ont dit que les femmes ne peuvent pas prendre la parole quand il y a des hommes ! Ce qui n’est pas fondé je peux dire parce qu’elle aussi peut avoir des idées claires même plus que les hommes » disait E.Ndayishimiye. « Il faut qu’on continue à les sensibiliser afin qu’elles sortent de leur cachette et participe dans les parti politique pour qu’elles soient des dirigeantes », continue-t-il.
Avoir un pouvoir est un parmi les terminologies qui ont soulevé des discussions entre les hommes et les femmes. Les hommes disaient que lorsque une femme à le pouvoir de décider elle oublie directement ses fonctions d’être une mère et revient une femme qui décide en tout et partout ce qui ne met pas à l’aise les hommes. D’où la cause du refus de la participation politique des femmes par leurs maris.
Floride H. chef de colline Ruveri n’est pas du tout d’accord. « Moi, depuis 2015 je suis chef de colline et j’ai eu toujours le soutien de mon mari par le fait que il a compris que nous les femmes nous sommes capable de gouverner que les hommes. Nous sommes égaux devant la loi. » Par contre les hommes pensent que lorsqu’une femme est élue, elle ne fera plus les travaux ménagers, la garde des enfants, et les autres fonctions, c’est la peur des responsabilités des hommes ! Si vous partagez les taches au foyer, que vous êtes conscient que le foyer est pour deux non seulement la femme du moins lorsque c’est la paix qui règne, même si vous serez élue administrateur tout continuera comme ça » soulignera –t-elle.
Après les échanges, le résultat a été positif car les hommes présents ont fini par comprendre que la participation politique de la femme est nécessaire car leur contribution est primordiale pour aboutir à une paix et un développement durable.