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La célébration de la journée de la femme à Bujumbura

Les femmes dans le défilé

La journée de la femme a été célébrée le 17/03/2018 dans la province de Bujumbura sous le thème de « Acteurs ruraux et Urbains : Ensemble, transformons la vie des femmes ». Les cérémonies ont débuté par un défilé des femmes regroupées dans les associations, les élèves du club scolaire TUJIJURANE et des hommes qui ont accompagné leurs femmes. Les cérémonies ont été rehaussées par Madame le Ministre de l’enseignement supérieur et recherche scientifique.

Tous les discours ont convergé sur le pas déjà franchi en matière de promotion des droits des femmes au Burundi et la transformation constante de la femme, mais ont déploré que beaucoup de  défis restent à relever. Madame Nadine GACUTI dans son discours a félicité les femmes de leur pas franchi dans les différents secteurs et les a invitées à participer dans toutes les activités politiques et développement pour améliorer leur représentativité.

IMG_20180317_120048Anne Marie Nyandwi la représentante provinciale de Dushirehamwe dans son discours a présenté les activités réalisées par Dushirehamwe dans la province plus précisément la mise en place des clubs scolaires TUJJURANE dans 9 écoles de la province. Pour terminer elle a lancé un appel à toutes les femmes de se tenir la main urbaines et rurales pour transformer ensemble leur vie pour mieux s’assurer leur rôle   de développement dans la communauté en général et dans la famille en particulier.

AVEC : pour le développement économique de la femme

les participantes à l'atelier

Contribuer au renforcement de la cohésion sociale, à l’autonomisation économique de la femme et au renforcement de la paix et la sécurité du pays était l’objectif de la formation organisé par Dushirehamwe aux médiatrices et membres du Noyau de bases collinaires à Ngozi en date du 26-27/et 30-31/2018 sur l’approche AVEC.

Association Villageoise d’Epargne et de Crédit (AVEC) est une approche visant à étendre les services en milieu rural par des systèmes suffisamment simplifiés et facilement reproductibles et cependant assez souples pour répondre aux besoins de financement de ses membres.

28 femmes membre du réseau et des noyaux de base collinaires ont suivi la formation.

Au cours de la formation, les participantes ont pu apprendre, que le but principal de l’approche  est de proposer une possibilité d’épargne et de crédit simple, dans une communauté qui n’a pas accès aux services financiers formels. Ces prêts peuvent aussi constituer une sorte d’assurance pour les membres, grâce à une caisse sociale de solidarité qui permet des dons ou crédits sans intérêts, de faible montant mais de grande importance pour les membres en difficulté. Aussi, le fond du groupe augmente par des cotisations régulières, les intérêts payés sur les emprunts, les amendes payées pour des infractions et d’autres revenus sur les activités de la caisse, s’il y en a.

Au terme de la formation sur l’approche VSLA, les participants ont reconnu l’importance de cet outil financier et promis de s’investir pour sa promotion dans les communautés rurales vulnérables.

Prévention des violences sexuels en milieux scolaires

Eleve de l'ECOFO SAGASOSO

Dans l’objectif d’aider les élèves à apprendre à prévenir les violences basées sur le genre et améliorer la communication interpersonnelle parmi les élèves, l’Association Dushirehamwe avec l’appui de Christian Aids a organisé des séances de sensibilisation envers les élèves à travers les clubs scolaires  dans la province de Bujumbura du 18/112017 au 01/12/2017. Le thème était « Combattre les violences liées au genre en milieu scolaire » 10 école ont été ciblé avec 20 élèves dont 10garçons et 10filles à chaque école.

« Combattre les violences liées au genre en milieu scolaire » était le thème général des sensibilisations, notion d’estime de soi, introduction au concept de genre, la violence liée au genre en milieu scolaire, les amitiés saines et droits humains et le corps sains constituent la base des échanges.  Pour le résultat attendu, Sur 200  élèves prévus pour  être formés, 197 ont été formés nous disons 98% de niveau de participation. Le genre fait référence à un ensemble de qualités et de comportements que la société attend de se hommes et de se femmes alors que le sexe fait référence  à ce que Dieu nous a créé. Les élèves sont initiés aux concepts genre et sexe et discuteront également des attentes placées en eux entant que filles et garçons et les limites que cela peut poser aux choix de leur vie.

Avant de clôturer les séances les élèves se sont engagés à apprendre à avoir confiance en eux-mêmes, choisir la personne de confiance au sein de l’établissement et informer la direction sur la procédure suivie par les élèves et les auteurs dans la réalisation des violences.

Les violences faites aux femmes bloquent la participation politique et publique des femmes

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Dans l’objectif d’initier un débat communautaire qui sont des foras d’échange sur la participation politique et publique des femmes, l’Association Dushirehamwe avec l’appui financier d’Impunity watch a organisé ce jeudi le 23/11/2017 un dialogue communautaire dans la commune Mugongo Manga sur la participation politique et publique  de la femme. 17femmes et 7hommes ont participé dans le dialogue.

Pendant les échanges, les participants ont souligné que le rôle de la femme se manifeste d’abord dans sa famille et ensuite dans la communauté.  Sa participation se fait à travers différents niveaux : dans les travaux de développement communautaire, avoir le pouvoir de décider dans les différentes situations, le droit d’élire et se faire élire, en gros c’est  jouir de ses pleins  droits de citoyen.

Avoir le pouvoir de participer, faire une chose ou intervenir dans une situation, se mesure sous quatre axes dont le pouvoir sur, le pouvoir avec, pouvoir de et pouvoir intérieur. Le pouvoir sur est utilisé dans les instances de prise de décision pour donner des ordres aux exécutants, le pouvoir avec permet de faire des échanges avec les autres dans l’objectif du développement communautaire, le pouvoir de pour est le fait d’avoir des capacités de réaliser quelque chose de bien et le pouvoir de l’intérieur est inné.

Après les participants ont dégagé des défis qui empêchent la femme à participer politiquement :la non-participation des femmes dans les partis politiques, les abandons scolaires, l’analphabétisme, le poids de la culture, non accès à la gestion des biens familiaux, la pauvreté de femmes, le manque de soutien des hommes  envers les femmes etc.

En regardant ces défis, des opportunités permettant la femme à manifester sa participation politique existe dans notre pays.  On peut citer les lois régissant notre pays, coopération régionale et internationale, les associations féminines, les femmes dans les instances de prise décision et les hommes leaders.

Avant de clôturer la séance, les participants ont dégagé des recommandations. Envers l’Association Dushirehamwe et ses partenaires : continuer les dialogues dans l’objectif de sensibiliser les femmes sur leur rôle important dans la politique et envers elles-mêmes de s’approprier les programme de développement.

Envers le gouvernement: mettre en place des mécanismes garantissant la participation équitable dans tous les secteurs de la vie du pays.

Célébration de la journée internationale de la femme rurale au Burundi, édition 2017

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Le 15/10 de chaque année le monde entier célèbre la journée internationale de la femme rurale. Le thème de cette année est « défis et opportunités de l’agriculture résiliente au changement climatique pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et des filles rurales ». Au Burundi, la journée est célébrée ce jeudi le 19/10/2017 sus le thème de l’ « Autonomisation des femmes rurales et leur rôle dans l’éradication de la pauvreté et de la faim » dans les enceintes du palais des Arts et de la culture.

Dans les différentes allocutions, on a insisté sur le rôle des femmes dans les familles, leur contribution à l’économie locale et nationale qui sont fondamentales et que sans les femmes rurales, aucun changement pour un développement ne serait possible. Elles constituent  le pilier invisible de la durabilité.

Donavine Ndayisenga de l’Association NAWE-NUZE

« Les contributions  de la femme rurale pour le développement et la pérennité des foyers et des communautés sont inestimables » a insisté Donavine N. Elle fait tout cela avec bon cœur même si cela s’ajoute sur son rôle de procréer et éduquer les enfants.  Elle a clôturé son allocution en recommandant aux femmes dans les instances de prise décision de travailler  dans l’objectif du développement des femmes en général et des femmes rurales en particuliers.

 

 

 

Suzanne Mandengo Représentante de UNFPA

« Le thème de cette année est crucial pour le Burundi, car investir dans un processus d’autonomisation économique des femmes signifie  essentiellement investir dans tout le secteur agricole pour accroitre les potentialités et la productivité. La plupart des femmes, œuvrant dans le secteur agricole, sont les premières victimes du changement climatiques. Elles doivent aussi être les premières à s’investir dans la recherche des solutions pour une résilience efficace afin d’assurer la survie de leurs familles et la nation. Beaucoup d’entre elles n’ont pas accès à la terre, aux marchés, au financement, à la protection ainsi qu’aux services sociaux. Elles sont les plus vulnérables aux crises politiques et économiques », a évoqué Madame souzanne M.

Cette journée est l’occasion d’écouter leur voix et s’engager à répondre à leur préoccupation.

 

 

Felix Ngendabanyikwa Secrétaire permanent dans le Ministère des droits de la personne Humaine des affaires et du Genre

Felix Ngendabanyikwa Secrétaire permanent dans le Ministère a rappelé aux participants les objectifs de cette journée. Cette journée est mis en place pour aider les femmes rurales dans leur activités pour leur développement, faire connaitre les activités de la femme rurale dans les communautés et inciter les femmes rurales à concentrer leurs efforts sur les activités génératrices de revenu, faire connaitre aux décideurs les préoccupations de ces femmes rurales et travailler en synergie pour leur développement.

 

 

 

Les cérémonies ont été clôturées par les témoignages des femmes qui ont amélioré leur condition de vie grâce au programme « Nawe Nuze ».

Genre, Femmes, Paix et Sécurité: élargir les espaces et les stratégies.

Programme – « FLOW » : (Funding Leadership Opportunities for Women) avec DUSHIREHAMWE avec l’appui financier  IMPUNITY WATCH (Burundi)

Les dialogues communautaires auront pour objectif d’initier au niveau communautaire un débat participatif sur l’ampleur des violences contre les femmes, les thématiques de justice transitionnelle et la perspective genre en matière de participation politique et publique à la prise de décision. Au sens de ce projet, la notion de participation des femmes ne doit pas être réduite à une participation numérique dans les procédures/instances formelles de négociations de paix. La notion de participation dans ce contexte-ci va bien au-delà et met un accent particulier sur les expériences des femmes au niveau communautaire en matière de prévention et résolution des conflits, et la prise en compte de leurs aspirations et les besoins particuliers à tous les niveaux de participation et de prise de décision. Le programme vise de manière globale, un changement sociétal pour que les femmes et les filles puissent vivre à l’abri de la violence et puisse participer activent à la vie démocratique et citoyenne de leur pays. A travers la promotion des femmes en tant qu’agent de changement, et en favorisant la sensibilité à l’égalité  entre les sexes et aux droits des femmes, le programme a pour but de contribuer au rééquilibrage communautaire des relations de genre à travers une approche transformatrice.

Les femmes éléments incontournables de la justice transitionnelle

Représentants de DH et IW

Vu l’importance des femmes leaders dans la communauté, l’Association Dushirehamwe avec l’appui de Impunity Watch a organisé un atelier de renforcement de capacités et de formations des femmes monitrices et médiatrices en date du 31 juillet au 3 Août 2017 dans les enceintes du Martha Hôtel.

Les femmes et les filles du Burundi ont été et restent au centre de la crise politico-sécuritaire que traverse le pays, en tant que victimes mais aussi en tant qu’activistes et pacificatrices. La Participation, l’implication des femmes  à la prise de décisions, la pacification en vue de créer des communautés ouvertes à tous et  les approches formelles et informelles de justice transitionnelle et ses initiatives au niveau local  étaient les différentes thématiques de la formation.

Qu’est-ce que la justice transitionnelle ?

Elle est devenue une composante essentielle des efforts (tant nationaux qu’internationaux) visant à renforcer l’état de droit après les conflits, fait partie intégrante du processus de consolidation de la paix dans les pays se relevant d’un conflit. Qui dit Etat de droit et consolidation de la paix…dit nécessairement société égalitaire/primauté du droit et de l’équité. La justice transitionnelle a quatre principaux piliers à savoir le droit à la vérité, le droit à la justice, le droit à la réparation, et le droit de garantie à la non-répétition des violences.

La vérité est au centre. Elle est le pilier le plus important de ce processus si on veut bâtir un projet de société viable, fiable et prospère. La question de genre doit être intégrée dans le processus  de la Commission Vérité parce que ce sont les femmes qui ont été les plus victimes des conflits.  En incorporant la dimension « Genre » dans les commissions de vérité, c’est donner  l’opportunité aux femmes de parler de leurs expériences. L’expérience des femmes est la réponse des commissions de vérité dans ce sens que les femmes vont parler des maux vécues dans la période de conflits tels que : tueries, disparitions, tortures, blessures physiques, violence sexuelle, recrutement forcé, réduction de liberté productive, exclusion politique, etc.….Sans oublier les maux endurées dans la période post-conflit entre autres souffrances économiques et vulnérabilité, dégradation de la santé, déplacement et perte de terre, mais aussi culture d’impunité, dénie de réparation. Les femmes doivent se donner des opportunités de participation et inciter aussi les hommes à leur en donner davantage.

Participation clé de la pérennisation

La participation se définit comme la volonté des hommes et des femmes d’accroître leurs pouvoirs et leurs moyens de contrôle par rapport aux ressources et aux structures et organisations.  Elle permet d’ouvrir des espaces de réflexion sur ce dont les femmes ont besoin, comment atteindre leurs objectifs. L’accès, le contrôle, et le pouvoir sont trois mots clés afférents à la participation.

Vue des participants dans la formation

Vue des participants dans la formation

Garantir la participation des femmes dans tous les aspects de la consolidation de la paix est la solution pour que la  justice et réparations soient faites au regard des violations des droits des femmes subies pendant les conflits.

Accès et contrôle des ressources familiales, une question en débat au Burundi

Les femmes et les hommes burundais n’accèdent pas de la même manière aux ressources familiales. Ceci est valable pour les villes et les campagnes.

Les femmes de Giheta dans une séance de sensibilisation sur la participation des femmes dans la gestion du patrimoine familiale

La société burundaise est caractérisée par le système patriarcal où le pouvoir de décision au sein du ménage revient à l’homme, promu chef de ménage. Plus de la moitié des agriculteurs sont des femmes et la croissance économique du Burundi dépend à 90% du secteur agricole. Néanmoins, les femmes ont un accès très faible aux  moyens de production tels que le revenu, la propriété et le crédit. Les propriétés foncières sont entre les mains de la majorité des hommes (62%) contre à peine 18% des femmes.

Le problème se pose au niveau de la participation et du contrôle des ressources par la femme. En effet, dans la plupart des cas, que ce soit en milieu rural ou urbain, c’est l’homme qui décide unilatéralement sur l’affectation des ressources même quand il n’a pas contribué à leur production.

Promotrice des articles en écorce de ficus à Bujumbura

Par ailleurs, même si les femmes sont présentes dans tous les secteurs d’activités, le travail productif qu’elles fournissent n’est pas valorisé comme tel et donc, n’est pas rémunéré. Une situation qui vient renforcer les relations de domination /dépendance qui caractérisent les rapports hommes/femmes au sein de la famille et contribuent largement à la féminisation de la pauvreté.

Quoique généralement instruits et bien informés sur les droits humains, la  tendance de décider sur tout tend vers la généralisation pour la plupart des hommes du milieu urbain,

Une éducation qui prépare à l’inégalité

La perception différenciée des rôles masculins et féminins est à la base de la répartition des tâches et de l’exercice inégal du pouvoir. Les hommes assument des rôles de gestion des affaires publiques et les femmes sont plus impliquées dans les rôles sociaux.

Les femmes vendeuses de vivres au marché de Giheta

En milieu rural, souvent les rôles donnant lieu à l’ouverture au monde extérieur (pouvoir, décision, parole en public) sont confiés au jeune garçon qui reçoit une éducation le préparant à assumer de telles responsabilités.

 

 

Des programmes de sensibilisation pour défendre les droits des femmes

Face à ces défis, des sensibilisations envers les femmes et les hommes sont nécessaires. La Politique nationale Genre adoptée par le gouvernement du Burundi a mis en place un ensemble d’objectifs et de stratégies visant le changement comportemental. Le rôle des organisations de la société civile et des médias est crucial au niveau communautaire.

Une nécessité d’actualiser les textes de lois égalitaires s’impose

Le gouvernement burundais a adopté des législations nationales pour promouvoir les droits des femmes et le renforcement de l’égalité des sexes. Il a adhéré aux différents instruments internationaux, régionaux et sous régionaux qui prônent l’égalité des genres.

Madame S. NTIRAMPEBA Chargée des programmes ONUFEMMES Burundi

Mais certains de ces textes méritent d’être actualisés pour concrétiser cette égalité. „L’amélioration du statut de la femme au Burundi n’est pas l’apanage des conjoints seuls mais de toute la société“ souligne Scholastique Ntirampeba, chargée des programmes à Onu femmes Burundi. „Les efforts doivent être concentrés dans le paysage législatif pour l’adoption et l’application des lois égalitaires.“

La  présence et la participation des femmes dans les différentes institutions (plus de 30% au niveau du parlement)  pourraient influencer le changement social pour un accès égalitaire aux ressources familiales.

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                    RD Congo: la femme rurale source des revenus mais dissociée à la prise des décisions.