Posts By: Dushirehamwe

Les violences basées sur le genre en milieux scolaire une des causes d’échec scolaire

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La bataille contre les violences faites aux femmes et aux filles doit commencer en milieu scolaire. Comment prétendre voir les filles et les femmes promues aux postes de prise de décision si on n’a pas promu l’égalité des chances envers les nombreuses filles qui rencontrent tant d’ambuches sur le chemin de l’école et dans l’école même.
L’éducation est un mécanisme important de socialisation. Elle est essentielle pour le développement social, émotionnel et psychologique des jeunes. En tant que tel, l’éducation est un vecteur de la transformation des comportements individuels et des normes sociales plus vastes autour de la violence, de l’égalité des genres et de la discrimination.
On moissonne ce qu’on a semé!
Les nombreux cas d’abandons scolaires des filles inquiètent les membres de l’association Dushirehamwe. Parmi les causes d’abandon, il y a les grossesses non désirées. Les filles connaissent toutes les bassesses de la vie sexuelle très tôt. Elles subissent trop de violences. Elles sont même de plus en plus exposées si l’alerte n’est pas maximale.
Pour l’année scolaire 2015-2016 les cas d’abandons scolaire s’élevaient à 115.193 abandons avec 2355 des grosses non désirées. Au cours de l’année scolaire 2016-2017 ils étaient à 218.345 avec 1690 des grossesses non désirées. Pour l’année scolaire 2017-2018 ils sont à 171.652avec 1421 cas des grossesses non désirées.

Les abandons scolaires, l’autre défi du système éducatif


C’est pour cette raison que Dushirehamwe entreprend depuis 2016 à se focaliser à la prévention et lutte contre les violences en milieu scolaire. Les éducateurs et les élèves sont au centre de l’action
Les relations saines sont à promouvoir à la maison, à l’école et dans la communauté toute entière. La sexualité responsable est débattre. L’avenir des élèves et des filles en particulier est entre les mains de l’autorité. La protection de ces milliers d’enfants doit être garantie à tous les niveaux et dans l’environnement scolaire en particulier. « Iziza guhona zihera Mu ruhongore »

DUSHIREHAMWE s’implique dans la promotion de droits des femmes

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Le monde entier célèbre en ce 08 mars, une journée internationale dédiée aux droits des femmes. Au Burundi, la célébration de cette journée a été organisée sous le thème « les femmes au centre des programmes innovants de la protection sociale des structures durables ».

Objectif de Dushirehamwe est de renforcer le leadership des femmes à travers des initiatives de promotion et protection de leurs droits. C’est dans ce cadre d’une série d’activités a été organisée autour de la Journée Internationale de la Femme, édition 2019 à savoir:
Table ronde sur les droits des femmes et des filles, sponsor au lancement de la coopérative des médiatrices dans la zone Nyakabiga et la participation des médiatrices à la Journée Internationale de la Femme à Gitega

Le lancement officiel de la coopérative SOCOMUK à Nyakabiga qui est une initiative du réseau des femmes actrices et médiatiques de paix et les noyaux de base collinaire encadré par Dushirehamwe. La coopérative a été créée dans le but de renforcer la cohésion entre les femmes et augmenter le revenu de la femme à travers les activités génératrices qu’elles vont faire. Les femmes membres de la coopérative ont des formations en couture, en maçonnerie (fabrication des pavés) et en soudure. Le réseau œuvre pour la résolution pacifique des conflits et l’animation des dialogues communautaire à travers le théâtre interactif qui est un de leur canal de sensibilisation pour faire face aux défis constatés dans la communauté.

Dans cette même perspective, une table ronde d’échange sur les droits des femmes et filles du Burundi a été organisée au restaurant chez André sous le thème : « Amplifions nos voix pour une meilleure prise en compte des droits des femmes et des filles dans les différents processus du pays ». L’objectif de de la table ronde était de redynamiser le débat entre les différents intervenants, et le partage d’expérience en matière des droits des femmes, dégager les défis et les obstacles de la participation de la femme et de la fille et mettre en commun les engagements et les recommandations et les actions stratégiques pour une meilleure prise en compte des droits des femmes et des filles dans tous les processus du pays. Les activités exécutées durant cette table ronde ont permis aux différents acteurs d’échanger sur les initiatives, les stratégies et bonnes pratiques en matière de promotion et protection des droits des femmes et des filles, notamment celles liées aux suivantes principales thématiques : les causes et les conséquences des violences faites aux femmes et filles, la participation citoyenne et politique des femmes à la vie publique et dans les processus de justice transitionnelle.
De ces initiatives communautaires, les participants ont dégagé des défis et formulé des recommandations par rapport à ces thématiques ci-haut mentionnées, qui méritent d’être partagés avec les autres acteurs et intervenants au niveau national.
Le réseau des femmes actrices de paix et dialogue qui a comme devise résolution pacifique des conflits, le dialogue et l’autonomisation de la femme burundaise à travers les activités génératrices de revenu s’est joint aux autres femmes pour célébrer cette journée.

La célébration officielle de la journée a eu lieu à Gitega dans la capitale politique du Burundi.

Soutenir les femmes aujourd’hui et de demain pour avancer la paix au Burundi

Le projet vise la promotion du rôle de la femme dans la consolidation de la paix et dans la participation des jeunes dans la vie sociale et les initiatives de paix. Accroître l’efficacité et la crédibilité des femmes leaders d’aujourd’hui et de demain ans la consolidation de la paix est parmi les résultats du projet. Le projet sera exécuté dans 4 provinces avec l’appui financier de UNPBF et SFCG

Programme AKARIHO KARAVURWA

Le programme a pour l’objectif de contribuer à la construction du tissu social et aux processus inclusifs de traitement du passé douloureux au Burundi en vue de la restauration et du renforcement de la cohésion sociale. Le programme aura comme résultat la compréhension commune de l’importance de traiter les violences et les souffrances du passé de manière constructive.
Le programme est appuyé financièrement par IMPUNIITY WATCH.

« La femme est capable, elle peut gouverner et prendre des décisions comme les hommes »

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Les femmes ont de multiples potentialités comme les hommes, et la communauté a besoin d’elles ; La vie est une lutte constante. Souvenez-vous de l’adage « si vous ne vous occupez pas de la politique, elle s’occupe de vous ».
La participation est l’action de prendre part dans les différentes activités, donnée des idées, avoir accès au droit, participer dans les élections etc. Participer est une clé qui rend responsables et donne valeur à la population de la communauté. Ce dialogue est organisés dans l’objectif de sensibiliser et inciter les femmes à participer dans les différentes activités de développement communautaires. Il s’est déroulé dans la commune Kinyinya en province Ruyigi ce 28/11/2018.
Pendant les échanges les participants ont trouvé nécessaire de sensibiliser les femmes parce qu’elles trouvent qu’il y a toujours des stéréotypes qui les bloquent. « Nos grand parents nous ont dit que les femmes ne peuvent pas prendre la parole quand il y a des hommes ! Ce qui n’est pas fondé je peux dire parce qu’elle aussi peut avoir des idées claires même plus que les hommes » disait E.Ndayishimiye. « Il faut qu’on continue à les sensibiliser afin qu’elles sortent de leur cachette et participe dans les parti politique pour qu’elles soient des dirigeantes », continue-t-il.
Avoir un pouvoir est un parmi les terminologies qui ont soulevé des discussions entre les hommes et les femmes. Les hommes disaient que lorsque une femme à le pouvoir de décider elle oublie directement ses fonctions d’être une mère et revient une femme qui décide en tout et partout ce qui ne met pas à l’aise les hommes. D’où la cause du refus de la participation politique des femmes par leurs maris.
Floride H. chef de colline Ruveri n’est pas du tout d’accord. « Moi, depuis 2015 je suis chef de colline et j’ai eu toujours le soutien de mon mari par le fait que il a compris que nous les femmes nous sommes capable de gouverner que les hommes. Nous sommes égaux devant la loi. » Par contre les hommes pensent que lorsqu’une femme est élue, elle ne fera plus les travaux ménagers, la garde des enfants, et les autres fonctions, c’est la peur des responsabilités des hommes ! Si vous partagez les taches au foyer, que vous êtes conscient que le foyer est pour deux non seulement la femme du moins lorsque c’est la paix qui règne, même si vous serez élue administrateur tout continuera comme ça » soulignera –t-elle.
Après les échanges, le résultat a été positif car les hommes présents ont fini par comprendre que la participation politique de la femme est nécessaire car leur contribution est primordiale pour aboutir à une paix et un développement durable.

De la victimisation à la survie

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Dushirehamwe contribue l’autonomisation des survivantes des violences sexuelles et celles basés sur le genre en leur octroyant des crédits pour leur aider à s’autonomiser et leur réinsertion socio-économique.

L’autonomisation des femmes, véhicule de la paix

Caravane de sensibilisation su les VSBG

Voilà trois ans certains partenaires techniques et financiers ont réduit ou suspendu les appuis destinés au Burundi suite à la situation socio-politique du pays. Cette décision qui se répercute notamment sur les programmes et projets visant la croissance économique et la lutte contre la pauvreté dans le pays en général et sur la femme en particulier.
La pauvreté reste une des grandes préoccupations du pays. Le gel de la coopération par les bailleurs traditionnels affecte particulièrement les femmes qui sont plus pauvres que les hommes, moins considérées au niveau social et discriminées dans les sphères publiques. Bien qu’elles soient plus travailleuses à plus de 90%, jouant un rôle primordial dans l’économie familiale, leurs efforts ne sont pas récompensés, elles restent assujetties au niveau socio-économique. L’on assiste encore à des stéréotypes qui les discriminent malgré quelques progrès enregistrés à certains niveaux.

Bon nombre de femmes burundaises manquent de perspective

De façon globale, la pauvreté des femmes est directement liée au manque de perspectives et d’autonomie économique, du fait qu’elles n’ont accès ni aux facteurs de production ni aux ressources économiques comme la propriété foncière et le crédit. Les femmes burundaises n’ont pas le droit à l’héritage. L’accès aux services d’appui, au revenu, leur participation à la prise de décisions est faible.
Le faible accès des femmes burundaises à l’école et au savoir les oriente à 60% dans le domaine agricole mais elles ne sont pas gestionnaires des revenus agricoles. Le taux d’analphabétisme des femmes adultes était de 60,2% en 2015 et de 50,2% chez les jeunes femmes (Knoema.com). « Leur pouvoir est limité. Comment peuvent-t-elles influer sur les décisions familiales, communautaires et au niveau national si elles ne savent pas, si elles n’accèdent pas aux services, aux ressources et aux postes de décision ?

WhatsApp Image 2018-08-02 at 13.31.40L’autonomisation est l’une des stratégies de consolidation de la paix. A côté des actions menées par le gouvernement, le réseau des femmes actrices de paix et de dialogue « ABAKANGURIRAMAHORO » constitué de plus de 15000 membres et provenant de plus 220 associations et groupement à base communautaire, agit pour que les femmes soient autonomes et capables d’organiser leur vie en vue de subvenir à leur besoin. Le volet autonomisation est axé sur la création des groupements à travers une approche financière et inclusive. Aujourd’hui, plus de 2/3 des collines du pays ont des groupements d’épargne et de crédit.
C’est autour de ces groupements que les femmes ont l’occasion d’être informé et formées sur différents thèmes. Egalement elles ont l’opportunité d’échanger sur le contexte qui prévaut dans les différentes collines de provenances. Ainsi elles trouvent ensemble des solutions pour asseoir la paix et la cohésion sociale. De cette façon, ces femmes regroupées autour des groupements deviennent des catalyseurs de la paix.

Echange d’expérience entre les médiatrices et les animatrices sur la participation et la justice transitionnelle

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Renforcer les capacités de 27 animatrices et médiatrices de paix en techniques de sensibilisation et de facilitation des dialogues communautaires sur le genre et la justice transitionnelle, la participation citoyenne de la femme, sur l’analyse du contexte et organiser les échanges d’expériences des animatrices communautaires sur les acquis de la première phase du projet : « Genre, Femmes, Paix et sécurité : élargir les espaces et les stratégies » sont les objectifs de l’atelier d’échange d’expérience organisé par Dushirehamwe .

Le projet est à sa deuxième phase d’exécution. Dans les activités du projet, les animatrices organisent des séances de sensibilisation et des dialogues communautaires sur différents thèmes dans le but poursuivre et d’initier au niveau communautaire un débat participatif su l’ampleur des violences contre les femmes, les thématiques de justice transitionnelle et la perspective genre en matière de participation politique et publique à la prise de décision.

IMG_20180509_131232326[1]« J’avais des petites notions en matière, mais maintenant je viens d’avoir des notions de plus qui vont m’aider à continuer à sensibiliser  la communauté surtout les femmes de prendre conscience de leur potentiel afin de participer dans les activités de développement de la communauté surtout leur participations dans les instances de prise de décision », disait Pauline N. l’animatrice de la Commune Bururi.  « Cette séance d’échange d’expériences vécues sur terrains est nécessaire afin que nous partageons les acquis  et réfléchissons ensemble sur les obstacles rencontrées et déterminent les leçons apprises qui vont nous servir pour la bonne réussite de la deuxième phase de projet » ajouta-t-elle.

Cette séance est organisée en date du 07 au 10/05/2018 à Bujumbura dans les enceintes de l’Hôtel Chandelier.